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Nos compositrices et compositeurs de demain #1
Ce concert-examen montre la diversité esthétique des classes de composition et se focalise sur les premiers pas de nos créatrices et créateurs en collaboration avec les instrumentistes et les chef-fe-s de la HEM.
De cette première collaboration et de ces échanges naissent souvent des projets indépendant et novateurs qui reflètent la synergie des départements et la volonté de participer et bâtir des projets communs.
Créations de Danielle Goldstein, Noémie Szczur, Christophe Baert
Ensemble 21 de la HEM
Ingénieur du son, David Poissonnier
Pièce pour soprano, clarinette, harpe & violoncelle sur un poème d’Apollinaire
Soprano, Célia Legentil
Clarinette, Gaspard Domzalski
Violoncelle, Clémentine Veyssiere
Harpe, Berfin Saysel
Une mélodie française sur un poème d'Apollinaire prend un tournant inattendu.
Composé en collaboration avec Célia Legentil, Gaspard Domzalski, Clémentine Veyssiere et Berfin Saysel.
Merci à Michel Rossy pour son regard de comédien, ainsi qu’à Katharina Rosenberger et Luis Naón, mes professeur-e-s de composition.
Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?
Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières
Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment
Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes
Guillaume Apollinaire, Rhénanes, Alcools, 1913
Né en 1999 d’une famille franco-chinoise, Christophe Baert-Yue est compositeur et clarinettiste. Son travail inclut pièces instrumentales, électroacoustiques et installations sonores. Ces différents médiums permettent d’envisager la musique sous des angles originaux : phénomène purement sonore, moyen d’action face à l’urgence écologique, transmetteur d’émotions ou source de partage entre êtres humains.
Das dichte, leichtgewichtige (Le dense, allégé) est une pièce pour flûte, saxophone soprano, piano et timbales, composée à l'occasion du dixième anniversaire de la disparition du compositeur, chef d'orchestre et théoricien français Pierre Boulez.
La figure de Boulez, qui a inspiré et continue d'inspirer la compositrice de cette œuvre à poursuivre la composition et la direction d'orchestre, plane sur cette composition - sur ses mesures complexes, ses relations temporelles et son écriture contrapuntique.
L'œuvre est une étude de quelques matériaux, en développement perpétuel et traitée selon une approche sérielle libre.
Direction, Danielle Goldstein
Flûte, Ferran Bertomeu Solera
Saxophone soprano, Aglaé Bonnet
Timbale, Qi Wang
Piano, Basile Maurel
La Sonatine pour flûte seule est une sorte d'expérience: une œuvre inspirée par les structures formelles et mélodiques du compositeur autrichien Franz Joseph Haydn (particulièrement dans ses premières sonates pour piano), tout en utilisant un vocabulaire librement atonal.
L'approche de l'écriture contrapuntique consiste à utiliser la majeure partie de la tessiture de la flûte, en alternant très fréquemment entre les registres.
Danielle Goldstein est née à Tel Aviv, Israël, en 1999. En 2017, elle a obtenu le diplôme du programme Tlamim pour les musiciens d'excellence avec la meilleure note possible à l'examen final de composition. En 2021, elle a obtenu un CAS en direction d'orchestre à la Hochschule der Künste de Berne, auprès de Florian Ziemen. En 2022, elle poursuit sa formation en direction d'orchestre à Amsterdam, auprès d'Ed Spanjaard, Antony Hermus, Bas Wiegers et Karel Deseure, ainsi qu'en musique ancienne avec Job Ijzerman. Elle est actuellement étudiante en composition à la HEM de Genève auprès de Katharina Rosenberger.
Pour flûte, violon et harpe.
Flûte, Clément Husson
Harpe, Eva Courrègelongue
Violon, Maksym Synytskyi
En écrivant pour ce trio, j’ai souhaité traverser des moments de compréhension spirituelle liés à l’épreuve de la condition humaine.
Il m’a semblé essentiel d’évoquer, par le son, la peur de cet inconnu que nous représentons pour nous-même et pour autrui.
J’interroge par cette réflexion le corps, l’esprit, la vie : des dimensions que nous n’avons pas choisies mais que nous sommes pourtant amenés à accepter et à chérir.
Cette pièce explore également le paradoxe du lien à l’autre. Relation qui confronte et sécurise, qui aime et qui rejette.
Je cherche alors à mettre la lumière sur cette tension entre le besoin d’appartenance et l’impossibilité de trouver pleinement sa place ailleurs qu’en soi-même.
Enfin, avec ce trio, je m’amuse de l’absurde de notre existence et je dédramatise la souffrance. Il est entendu que l’épreuve nous révèle et nous libère.
A travers ce parcours musical, j’expose ces questionnements universels, tout en proposant une vision personnelle et sensible de ce cheminement intérieure.
Le sens des chiffres
J’accorde une importance particulière aux chiffres lorsqu’il s’agit d’explorer des clés de compréhension d’ordre spirituel et philosophiques. C’est par intuition que je leur attribue une puissante portée symbolique qui vient nourrir mes réflexions et mon imaginaire.
Le chiffre 40 représente l’épreuve purificatrice menant à une forme de complétude.
J’ai choisit de le faire précéder de sa racine carrée qui selon moi, rappelle la conception cyclique de l’existence. C’est une manière d’articuler une analyse du général et du particulier.
En effet, la racine carré de 40 est approximativement égale à 6 qui est le chiffre symbolique de l’imperfection humaine.
C’est en vain que l’épreuve nous purifie mais aussi en vain qu’elle se heurte à notre imperfection. Dès lors, l’expérience est vouée à se renouveler indéfiniment.
Violoniste, chanteuse et compositrice, mon parcours s'articule entre interprétation et création, avec une volonté constante de dialoguer entre les disciplines artistiques.
Formée auprès d'André Serre-Milan avant mon entrée à la Haute école de musique de Genève, je conçois des pièces souvent multidisciplinaires, mêlant musique, texte et danse, dans une recherche d'écriture personnelle et contemporaine.