Emmanuel
Olivier
Professeur d'accompagnement au piano instrumental et vocal
Emmanuel Olivier se produit en soliste ainsi qu'avec de nombreux chanteurs et instrumentistes à l’Auditorium du Musée d’Orsay, à la BNF et à la Cité de la Musique de Paris, aux festivals de Montpellier et d’Aix, aux opéras de Lille, Toulouse et Tours, ainsi qu’en Europe et en Asie.
Parallèlement, sa collaboration avec de grands chefs d’orchestre tels que Altinoglu, De Billy, Eschenbach, Eötvös, Gardiner, Haïm, Harding, Nelson, Roth, le conduit naturellement vers la direction d’ouvrages lyriques (Mozart, Strasnoy, Puccini, Hahn, Vaughan Williams...).
Un long et fructueux compagnonnage avec Jean-Claude Malgoire l’amène à diriger La Grande Écurie et la Chambre du Roy à de nombreuses reprises, dans des ouvrages de Gluck (avec Philippe Jarrousky), Mozart, Rossini, Poulenc ("La Voix humaine" avec Véronique Gens).
Après ses études au CNSM de Paris, il y devient professeur assistant d’accompagnement vocal. Il donne à plusieurs reprises des master-classes sur le répertoire français au Conservatoire Central de Pékin, ainsi qu’à la Musikhochschule de Karlsruhe. Il intervient également à Royaumont, au CNSM de Lyon, à la Universität for Musik de Vienne, à l’Opéra Studio de l’Opéra du Rhin et au studio OperAvenir à Basel, ainsi qu'à l’Académie Européenne du Festival d’Aix-en-Provence.
Sa discographie comprend "J'aurai voulu être une chanteuse", "Le cœur en forme de fraise" et Qu'as-tu fait de ta jeunesse" avec Carl Ghazarossian (Hortus), "Soir païen" avec Alexis Kossenko et Anna Reinhold (Aparté), ainsi que "French songs" de Lou Koster avec Vincent Lièvre-Picard (AR RE-SE).
Pablo Ernesto
Cernik
Professeur d'Harmonie au clavier et écriture Jaques-Dalcroze - Improvisation instrumentale - Préparation physique et mentale : Approche corporelle de la musique par la rythmique Jaques-Dalcroze - Rythmique Jaques-Dalcroze - Solfège Jaques Dalcroze
Pablo Cernik est actuellement employé comme professeur vacataire pour enseigner au Bachelor, Master et CAS du Département Musique et Mouvement de la HEM. Il collabore avec la direction du département dans des tâches concernant la visibilité des études, et également avec l'Institut Jaques-Dalcroze dans la coordination du Diplôme Supérieur.
Il est le directeur des formations au niveau du Certificat d'études dalcroziennes en Italie, en Espagne, au Chili et en Argentine. Il a longuement contribué à la diffusion de la méthode en donnant des ateliers et des conférences dans différentes régions et pays d'Europe, Asie et Amérique Latine. En tant que pianiste d'opéra, de musique de chambre et de danse, les présentations qu'il a réalisées ont porté un intérêt particulier sur la création multidisciplinaire. Il poursuit actuellement un doctorat en Arts à l'Universidad Nacional de las Artes (UNA) à Buenos Aires. Il est membre du Collège Jaques-Dalcroze et aussi du comité central de la Fédération Internationale d'Enseignants de Rythmique (FIER). Il est le président de l'Association Dalcroze d'Argentine.
François
Desforges
Professeur de Percussion
François Desforges commence les percussions dans la classe de Daniel Ardaillon à Montluçon et poursuit ensuite ses études dans les classes de Didier Benetti puis de Frédéric Macarez à Paris. Parallèlement, il étudie les percussions latines avec Miguel Fiannaca.
En 1992, François Desforges est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Jacques Delecluse et de Jean Geoffroy. Il en ressort en 1995 avec un 1er prix à l’unanimité. Cette même année, il intègre l’Orchestre National de France et obtient le Certificat d’Aptitude aux fonctions de professeur de percussion.
En 1998, il obtient également un 1er prix de musique de chambre au CNSM de Paris dans la classe de Jacques Ivaldi et celle de Michel Cals.
Au sein de l’Orchestre National de France, il occupe le poste de Timbalier Solo. Avec cette phalange de renom, il participe à de très nombreux projets et tournées internationales sous la baguette de chefs aussi prestigieux que Charles Dutoit, Riccardo Muti, Seiji Osawa, Kurt Masur, Daniele Gatti, Bernard Haitink ou encore Cristian Macelaru son directeur musical actuel.
En dehors de ses activités à l’orchestre, François Desforges se passionne pour la pédagogie. Après de nombreuses années d’enseignement au conservatoire du 5ème arrondissement de Paris et au CRD de Créteil, il rejoint la très prestigieuse Haute École de Musique de Genève en 2016 pour y enseigner les timbales. Cette grande institution lui permet de transmettre sa passion à des étudiants venant du monde entier. Il est régulièrement invité pour donner des master-class autour des timbales d’orchestre.
En tant que chambriste, François Desforges est membre de l’ensemble Ad ONF constitué des percussionnistes de l’Orchestre National de France. Cet ensemble à géométrie variable est créé en 2004 autour du projet « Ballet Mécanique » de Georges Antheil initié par René Bosc alors directeur de la création musicale à Radio-France. Depuis sa création, l’ensemble Ad ONF est l’invité régulier de nombreux festivals comme le festival Présence de Radio-France, La Roque d’Anthéron, les Folles journées de Nantes, le Festival Bel Air de Chambéry… De nombreux artistes se sont associés aux projets de l’ensemble Ad ONF comme Marielle et Katia Labeque, Bertrand Chamayou, Jean Frédéric Neuburger, Magali Mosnier, Markus Lindberg, Thierry Escaich, Thomas Ades…
François Desforges se produit avec bien d’autres partenaires comme le groupe « inclassicable » Quai n°5, le Chœur de chambre Accentus dirigé par Laurence Equilbey, l’ensemble vocal Sequenza 9.3 dirigée par Catherine Simonpietri, la « famille » Artie’s, et plus récemment avec l’Orchestre Consuelo sous la direction de Victor-Julien Laferrière…
En savoir plus sur François Desforges
Talia
Bachir-Loopuyt
Responsable de la filière ethnomusicologie - Professeure d'ethnomusicologie
Talia Bachir-Loopuyt est ethnomusicologue et anthropologue, spécialiste des musiques du Maghreb et du Moyen-Orient (en particulier la Turquie) dont elle étudie la diffusion et transmission en Europe (Allemagne, France, Suisse). Elle a reçu une première formation en Études germaniques à l’École Normale Supérieure de Lyon (menant à l’Agrégation, 2004) tout en suivant une formation musicale en musique orientale (oud, kementche, improvisation modale) à l’École Nationale de Musique de Villeurbanne et en Turquie.
Sa thèse rédigée en cotutelle à l’EHESS Paris et à l’Université Humboldt (Berlin) a porté sur des festivals de musiques du monde et l’idéal d’une société plurielle en Allemagne. En tant que post-doctorante (Université de Saint-Etienne, Université de Lausanne), elle a travaillé sur la diffusion des musiques turques en France et sur la visibilité de l’islam, tout en poursuivant des travaux sur l’histoire de l’ethnomusicologie, les enfants musiciens, la musique dans des sociétés plurielles.
Depuis 2016, elle a été maîtresse de conférences à Tours où elle a notamment contribué à la création du Master Musique et Sciences Humaines (avec l’Université de Poitiers). Impliquée dans plusieurs organisations académiques (SFE, IMS, ICTM) et comités de revues, elle est aussi co-directrice du festival Haizebegi à Bayonne et membre du conseil scientifique du CMTRA – Ethnopôle Musique, territoires, interculturalité.
Quatuor Belcea
Quatuor en résidence
Composé de Corina Belcea (violon), Suyeon Kang (violon), Krzysztof Chorzelski (alto) et Antoine Lederlin (violoncelle), le Quatuor Belcea bénéficie d’une solide réputation sur la scène musicale internationale et affiche déjà une discographie impressionnante. L’éventail de son répertoire embrasse toute la musique écrite pour quatuor de Haydn, Mozart, et Beethoven, jusqu’à Bartok, Janacek, Britten et Szymanowski. En outre, il présente régulièrement au public des œuvres de compositeurs actuels.
La présence du Quatuor Belcea au sein de la HEM représente une opportunité unique pour les étudiant-e-s de bénéficier d’une formation pratique et théorique complète dispensé par un ensemble expérimenté connaissant parfaitement toutes les facettes du métier de musicien-ne. Nul doute que le professionnalisme, la curiosité et l’éclectisme du Quatuor Belcea seront des sources d’inspiration pour nos étudiant-e-s tant dans le répertoire classique que contemporain.
Site internet du Quatuor Belcea
Marcin
Habela
Professeur de Chant
Dr Marcin HABELA, baryton, professeur de chant, chercheur, il est particulièrement apprécié pour la polyvalence des répertoires interprétés, pour sa pédagogie innovante et toujours à jour avec les progrès des sciences en lien avec la voix, et pour la qualité de ses réseaux professionnels internationaux.
Formé au Conservatoire de Paris il remporte plusieurs prix internationaux qui lui ouvrent la voie d’une carrière prestigieuse. Il chante plus de 80 rôles couvrant un très vaste répertoire (Ford, Figaro, Sharpless, Oneguine...) sur de grandes scènes (Paris, Berlin, Bruxelles, Genève, Varsovie, Athènes, Lyon, Marseille, Montpellier, Bremen, Frankfurt, Lausanne, Almaty, Cracovie...).
Il chante aux côtés de R. Alagna, J. van Dam, T. Hampson, K.Mattila, L. Oropesa, P. Petibon, K.Deshayes dans des productions dirigées par S. Rattle, Ch. von Dohnanyi, J. Tate, E. Krivine, A. Pappano et mises en scène par A. Arias, S. Braunschweig, M. Hampe, A. Serban, Ph. Himmelman, S.Poda…
Passionné de musique contemporaine il crée de nombreuses œuvres des compositeurs du 20e et 21e siècles dans des cadres préstigieux tels qu’Automne de Varsovie, Sacrum Profanum ou Malta Festival avec des Ensembles tels que 2E2M ou Contrechamps. Il se produit en concert dans un répertoire allant de Monteverdi à Britten. Il réalise des enregistrements pour Radio France, TSR, SBB, EMI, RAI, Espace 2, Virgin, RTS, SevenStarsSytemes.
Salué par la critique internationale pour sa création de Raoul Wallenberg dans l’opéra de Kingsley et Kunze „Raoul“, il reçoit en novembre 2008 le Grand Prix du public du meilleur interprète au Concours international d’opéra de la chaine Mezzo TV.
En plus de sa carrière lyrique, depuis 2014 il acquiert une expérience solide en théâtre musical et expérimental, et se produit en concert avec des répertoires orientés jazz, comédie musicale ou cabaret symphonique.
Professeur de chant à la HEM de Genève depuis 2005, responsable du département vocal de la Haute école de musique de Genève de 2011 à 2022, il est à l’origine de l’European Opera Academy (EOA) et il met en place de nombreuses collaborations institutionnelles cantonales, nationales et internationales. Actif dans des milieux professionnels il fait partie des jurys des concours internationaux de chant (Ada Sari, Concours Szymanowski, Concours Mahler, ARMEL, Concours de Genève...) et il est membre de multiples commissions artistiques (Académie Tibor Varga, Concours international de Genève, European Opéra Academy, MAAKSS).
Professeur de chant réputé il est invité régulièrement à donner des Master class en Europe (Académie Tibor Varga à Sion, Lugano, Stockholm, Varsovie, Porto, Dantzig, Frankfurt, Oslo, Anvers, Bucarest, Cracovie, Paris, Hamburg, Athènes...) et à l’international (Japon, Brésil, Kazahstan, Australie, Russie, Chine…).
Docteur en arts, spécialisé en vocalités contemporaines, il est également à la tête de nombreux projets de recherche, y compris en pédagogie de la voix (improvisation, écoles nationales de chant). À ce titre il tisse de prestigieuses collaborations internationales avec Université des arts d‘Oslo, Université Kapodistrias d‘Athènes, CNSMDP, Conservatoire national kazakh d‘Almaty, Université des arts d‘Astana, UFCM de Varsovie, la faculté des neurosciences de l‘UNIGE, la faculté de médecine de l’Université Lyon 2, Conservatoire de Maastricht…
Particulièrement soucieux de l’intégration professionnelle de ses étudiants, il entretient un vaste réseau international d’insertion professionnelle (opéra studios, directeurs des castings, agences artistiques…) et ses anciens étudiants tels que Julien Behr, Marion Grange, Mélody Louledjian ou Diana Lamar chantent sur des scènes aussi prestigieuses que le MET de New York, Opéra de Paris ou Deutsche Oper à Berlin. Il a formé aussi une génération des pédagogues (Anna Maske, Gabriella Cavasino, Fabrice Farina, Davide Autieri, Magali Pérol-Dumora…) actuellement en poste dans de prestigieuses institutions suisses.
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Amaury
Coeytaux
Professeur de violon
-- Amaury Coeytaux rejoindra la HEM à la rentrée académique 2025-2026 --
Amaury Coeytaux s’est imposé naturellement depuis plusieurs années comme l’un des plus remarquables violonistes de sa génération.
Comme le souligne The Strad Magazine, c’est « par sa grande sensibilité musicale, sa technique irréprochable et sa sonorité chaleureuse » que le public des plus grandes salles du monde lui porte une affection toute particulière.
Elève de Micheline Lefebvre, Jean-Jacques Kantorow puis Pinchas Zukerman, il a donné son premier récital à 9 ans et fait ses débuts à Carnegie Hall en 2004. Depuis lors, il se produit en tant que soliste ou chambriste avec Pinchas Zukerman, Yefim Bronfman, Frank Braley, Nicholas Angelich, Gérard Caussé, Myung-Whun Chung dans les plus grands festivals : La Roque d’Anthéron, Menton, Colmar, Lugano, Salzburg, Rheingau, Bucarest Festival Enescu, Amsterdam.
Aujourd’hui premier violon du quatuor Modigliani, on l’entend dans les salles les plus prestigieuses, telles la Philharmonie de Paris, la Philharmonie de Hambourg, le Konzerthaus de Berlin, le Konzerthaus de Vienne, la Philharmonie de Bilbao, le Prinzregententheater de Munich…
Il est par ailleurs directeur artistique avec le quatuor Modigliani du festival de Saint Paul de Vence et du Concours International de quatuors à cordes de Bordeaux depuis 2020.
Passionné par le répertoire orchestral, il collabore avec des chefs tels que Myung-whun Chung, Gustavo Dudamel, Esa-Pekka Salonen, Tugan Sokhiev. Il dirige et joue en soliste régulièrement avec le Philharmonique de Radio France, le Philharmonique de Strasbourg, le Capitole de Toulouse, l’Orchestre de la radio espagnole, l’Orchestre symphonique de Navarre, l’Orchestre symphonique de Aalborg…
Suite à la parution de son dernier disque consacré aux sonates de Brahms, il reçoit l’éloge unanime de la critique internationale ainsi que les plus hautes distinctions par Diapason, Classica et Télérama. Sa discographie met en valeur la richesse de ses différents horizons musicaux avec des œuvres concertantes de Ysaye, des trios de Brahms et de nombreux enregistrements en quatuor dont l’intégrale des quatuors de Schubert parus chez Mirare en 2022.
Amaury Coeytaux joue un violon Stradivarius de 1715.
Andreas
Wolf
Professeur de Chant
Jeune baryton à la voix assurée et à la diction claire, Andreas Wolf mène une carrière régulière, surtout en Europe. Sa voix s’épanouit dans tout le répertoire du 18ème siècle, mais avec quelques belles incursions dans la période romantique et contemporaine.
Après avoir effectué ses premiers pas musicaux en 1994 à l’école de musique de Wernigerode, où il intègre aussi le choeur Rundfunk-Jugendchor (Chœur des Jeunes de la radio), il obtient en 2002 une bourse pour étudier à l’université de Musique de Detmold où il suit l’enseignement de Heiner Eckels. Il suit les master-classes de Dietrich Fischer-Dieskau, d’Andras Schiff, de Christoph Prégardien et de Thomas Quasthoff, attentif de comprendre les méthodes respectives utilisées par ces grands chanteurs pour en arriver à un tel degré d’excellence. En 2006, Andreas Wolf fait partie de l’Académie européenne d’Aix-en-Provence, ce qui lui permet d’évoluer sur le plan artistique et de se faire connaitre plus largement. Depuis ses débuts au festival d’Aix-en-Provence en 2007 dans l’Orfeo de Monteverdi (direction René Jacobs), Andreas Wolf est régulièrement invité par les opéras et les grandes salles de concert où il travaille avec des chefs d’orchestres renommés tels William Christie, Raphaël Pichon, Jean-Christophe Spinosi, Bertrand de Billy, Sylvain Cambreling… Même si Andreas Wolf excelle dans le répertoire baroque, il interprète bien entendu les œuvres romantiques de Schubert, Schumann, Mendelssohn, mais aussi Hugo Wolff ; il chante aussi dans Moïse et Aaron de Schoenberg à la Philharmonie de Berlin sous la direction de Sylvain Cambreling. En 2017, il participe à la création du Requiem du compositeur néerlandais Willem Jeths au Concertgebouw d’Amsterdam. Andreas Wolf voyage en Europe au gré des tournées, comme récemment avec Il Pomo d’Oro, en compagnie de Franco Fagioli.
Dans sa discographie qui commence à s’étoffer, notons l’Ode pour l’anniversaire de la Reine Anne de G-F Haendel, avec l’Akademie für Alte Musik Berlin, direction Marcus Creed, qui est un choix de France Musique.
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Tedi
Papavrami
Professeur de Violon
Arrivé très jeune en France, Tedi Papavrami découvre un pays et une culture qui lui sont totalement étrangers. Sa curiosité naturelle et son besoin d'apprivoiser la langue française pour pouvoir faire de ce pays le sien, une grande solitude aussi au départ, le pousse à dévorer les livres, toujours en français : Stendhal, Proust, Flaubert, Dostoïevski, Tchekhov, Kafka... Une curiosité dépassant les frontières, alliée à des exigences intellectuelles et artistiques, lui permettant de franchir la distance entre son domaine d'origine et d'autres horizons, singularisent cet interprète rare dans le monde musical.
C'est donc tout naturellement qu'en 2000, après la disparition du traducteur albanais J. Vrioni, il reprend le flambeau de la traduction de l'œuvre d'Ismaïl Kadaré, qu'il avait connu enfant, en Albanie. Cette échappée dans le monde littéraire devient aussi pour lui un moyen "d'exister professionnellement pour la première fois en dehors du violon". En 2013 elle se poursuit à travers l’écriture de «Fugue pour Violon Seul» aux éditions Robert Laffont. Unanimement salué par la presse, ce récit autobiographique, raconte son parcours d'enfant prodige en Albanie et son passage à l'Ouest, vers la liberté.
Cette diversification n’aurait pourtant pas été possible sans une précocité et une concentration singulières sur le violon, dès ses jeunes années. L’instrument, qui depuis toujours a fait partie de sa vie, lui est transmis à l’âge de 5 ans par son père, brillant professeur, ayant une longue expérience pédagogique. Les progrès de Tedi sont rapides : trois ans plus tard il joue en concert, avec orchestre les Airs bohémiens de Sarasate. À onze ans, il interprète en public le Concerto n°1 de Paganini avec la redoutable cadence d’Emile Sauret.
En 1982 en Albanie, pays coupé du monde, il est remarqué par le flûtiste Alain Marion qui le fait inviter à Paris en qualité de boursier du gouvernement français. Il y devient l'élève de Pierre Amoyal au C.N.S.M de Paris pendant 4 années.
A la fin de son parcours d’étudiant, à l’âge de 15 ans, c’est seul que Tedi poursuit son développement musical et instrumental. Peu avant, avec ses parents, il fuit le régime communiste en vigueur en Albanie pour s’installer avec eux en France. Des sanctions très lourdes s’exercent en représailles sur le reste de la famille demeurée en Albanie, et ce, jusqu’à la chute du régime communiste en 1991.Tedi et ses parents quittent Paris, afin de ne pas se trouver à portée des fonctionnaires de l’ambassade d’Albanie à leur recherche et s’installent à proximité de Bordeaux.
A la faveur de plusieurs prix, T. Papavrami entame à partir des années 1990 une carrière de soliste et de musicien de chambre. Il a collaboré depuis en tant que soliste avec des chefs d’orchestre tels que K. Sanderling, A. Jordan, E. Krivine, M. Honeck, F.X. Roth, Th. Fischer, G. Varga, M. Aeschenbacher… En musique de chambre, Il est durant 9 ans membre du Quatuor Schumann, formation avec piano, et il se produit en concert ou au disque avec des partenaires tels que Philippe Bianconi, Gary Hoffman, Marc Coppey, Nelson Goerner, Martha Argerich, Maria Joao Pires, Viktoria Mullova, Paul Meyer ou Lawrence Power.
Désormais installé à Genève en Suisse, Tedi occupe un poste de professeur de violon à la H.E.M. Il joue sur un violon construit en 2022 à son attention par le luthier David Leonard Wiedmer.
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Fabrizio
Chiovetta
Professeur de piano
Né à Genève, de nationalité suisse et italienne, Fabrizio Chiovetta étudie avec Dominique Weber, John Perry et Paul Badura-Skoda dont il deviendra un disciple privilégié. Il donne de nombreux concerts en Europe, Amérique du Nord, Asie et Moyen Orient (Sommets musicaux et Menuhin Festival de Gstaad, Lisztomanias, Victoria Hall, Festival Berlioz, Schloss Elmau, Tonhalle, Piano Festival de Princeton, NCPA de Mumbai, National Center de Pékin, Oriental Art Center de Shanghai).
Il joue notamment sous la direction de Gábor Takács-Nagy, Arie van Beek, Mikael Toms ou Diego Matheuz. Il est également un chambriste très demandé et se produit avec des partenaires tels que le Quatuor Belcea, Patrick Messina, Henri Demarquette, Benjamin Appl, Gautier Capuçon, Lise Berthaud, Pierre Fouchenneret, Camille Thomas, Alexandra Conunova, Sarah Nemtanu, Silvia Careddu, Sophie Karthäuser, Marc Coppey, Samuel Hasselhorn ou Werner Güra.
Il donne en création mondiale la pièce pour piano seul de Tristan Murail "Le rossignol en amour" et réalise le premier enregistrement d’œuvres de musique de chambre d’Arvo Pärt, Jan Rääts et André Previn. Également improvisateur, il collabore avec des musiciens de divers horizons (Vincent Ségal, Grégoire Maret, Marthe Keller).
Ses enregistrements pour Palexa, Claves Records et Aparté d'œuvres de Schumann, Schubert, Haydn, Mozart, Bach et Beethoven ont été salués par la critique (Diapason, CHOC de CLASSICA, FonoForum, American Music Guide).
Son dernier disque Schumann a été récompensé d’un “Editor’s Choice” de Gramophone et d'un 10/10 de Classics Today.
Fabrizio Chiovetta enseigne depuis 2009 à la Haute école de musique de Genève sur les sites de Genève et Neuchâtel.
« Son jeu se distingue par son élégance, son sens de l’équilibre et son raffinement. » France Musique
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