Nurit
Stark
Professeure de Violon
Née en Israël, la violoniste et altiste Nurit Stark reçoit son éducation musicale à Tel Aviv, Berlin et Cologne avec Ilan Gronich, Haim Taub et le Quatuor Alban Berg. Suite à sa première apparition en tant que soliste à l'âge de 16 ans dans le premier Concerto pour violon de Paganini avec l'Orchestre philharmonique d'Israël, elle ne cesse de se perfectionner et continue de se produire dans le monde entier.
En tant que chambriste, elle collabore notamment avec le pianiste Cédric Pescia et la soprano Caroline Melzer avec laquelle elle se produit dans les festivals Lockenhaus Kammermusikfest, Schleswig Holstein, Rheingau, Wien Modern, Donaueschinger Musiktage.
Sa passion pour la musique contemporaine l'amène à donner des premières mondiales et à collaborer avec des compositeurs tels que Sofia Gubaidulina, György Kurtág, Viktor Suslin, Peter Eötvös, Carola Bauckholt, Jennifer Walsh, Younghi Pagh-Paan, Isabel Mundry et Georg Nussbaumer.
Elle participe, en outre, à des projets scéniques d'avant-garde alliant musique et théâtre et crée avec les plasticiens Isabel Robson & Susanne Vincenz Roundhouse Reverb une installation vidéo sur la musique de György Kurtág.
Nurit Stark est lauréate des concours internationaux George Enescu, Leopold Mozart et Ibolyka Gyarf.
Son premier enregistrement en solo sort au printemps 2022 et comprend des œuvres solos pour violon/alto de Béla Bártok, György Ligeti, Sándor Veress et la première mondiale d’Adventures of the dominant seventh chord dédiées à Nurit Stark par Peter Eötvös.
En 2019, elle est nommée professeur de violon à l'Université d'État de Stuttgart pour la musique et les arts du spectacle. Nurit Stark joue un violon P. Guarneri di Mantova, 1710.
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Cédric
Pescia
Professeur de Piano
Né à Lausanne et de nationalité suisse et française, Cédric Pescia étudie au Conservatoire de Lausanne dans la classe de Christian Favre, auprès de Dominique Merlet au Conservatoire de Genève, puis achève ses études à l’Universität der Künste de Berlin dans la classe de Klaus Hellwig.
Parallèlement, il se perfectionne auprès de Pierre-Laurent Aimard, Henri Barda, Daniel Barenboim, Irwin Gage, Christian Zacharias et du Quatuor Alban Berg.
Il collabore en tant qu’accompagnateur à plusieurs cours d’interprétation de Lied donnés par Dietrich Fischer-Dieskau. De 2003 à 2006, invité à l’« International Piano Academy, Lake Como », il étudie avec Dimitri Bashkirov, Leon Fleisher, Andreas Staier, Menahem Pressler, William G. Naboré et Fou T’song.
Cédric Pescia a remporté le Premier Prix (Gold Medalist) de la Gina Bachauer International Artists Piano Competition 2002 à Salt Lake City, USA.
Il est lauréat de la Fondation Leenaards de Lausanne et du Prix Musique de la Fondation Vaudoise pour la culture.
Il donne des récitals et concerts avec orchestre en Europe, aux USA, en Asie et en Amérique du Sud : Philharmonie et Konzerthaus Berlin, Konzerthaus Vienne, Wigmore Hall Londres, Mozarteum Salzburg, Carnegie Hall New York, Victoria Hall Genève, Shanghai Oriental Art Center, Tonhalle Zürich.
Il est en outre invité par de prestigieux festivals : Printemps de Prague, Lucerne Festival, Menuhin Festival Gstaad, Schleswig-Holstein Musik Festival, Klavierfestival Ruhr, Miami International Piano Festival et Festival de Radio France et Montpellier.
Une collaboration artistique de longue date le lie à la violoniste Nurit Stark, au pianiste Philippe Cassard et au metteur en scène et comédien Omar Porras.
Il est co-fondateur et directeur artistique de la série lausannoise de musique de chambre Ensemble enScène, et, avec Ophélie Gaillard, co-directeur artistique de l’association Ponticello.
Depuis 2012, Cédric Pescia est professeur de piano à la Haute école de musique de Genève. Il donne des masterclasses dans le monde entier et est Président de la Commission artistique du Concours de Genève. Son répertoire est extrêmement vaste ; la musique actuelle y tient une place importante. Pour Claves Records, AEON, La Dolce Volta, BIS, Genuin et Neos, il a enregistré des œuvres de Bach, Bloch, Couperin, Beethoven, Schubert, Schumann, Debussy, Busoni, Enescu, Messiaen, Cage, Zanon, Suslin, Gubaidulina et Juillerat, dans des enregistrements qui ont recueilli les meilleures critiques.
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Michel
Bellavance
Professeur de Flûte - Musique de chambre avec bois
Artiste Miyazawa, le flûtiste canado-suisse Michel Bellavance a été soliste entre autres dans les concertos de Nielsen, Ibert, Reinecke, Bernstein, Kabalevski, Liebermann, Mozart, Bach et Vivaldi avec des orchestres en Europe et en Amérique latine, y compris l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian de Lisbonne, l’Orchestre de Chambre de Genève, l’Orchestre Symphonique National du Pérou, l’Orchestre Philharmonique de Mendoza, l’Orchestre Symphonique d’Etat de Bahia et l’Orchestre Symphonique de Maracaibo.
Michel Bellavance s’est produit lors de festivals en Suisse, aux Etats-Unis, au Pérou, au Brésil, au Venezuela, au Costa Rica, au Chili, en Colombie et en Equateur, pour des émissions radiophoniques de la SRC, la Radio Suisse Romande et la National Public Radio, et a donné des récitals dans des villes telles Prague, Barcelone, Genève, Madrid, Bâle, Londres, Zurich, Paris, Montréal, Ottawa, Washington DC, New York (Carnegie Hall), Hong Kong, Tokyo, Beijing, Shanghai, Lima, São Paulo, Brasilia, Buenos Aires et Bogotá.
Ses disques pour Meridian Records, Atma Classique, Brioso Recordings et SNE ont été salués par la critique internationale et témoignent de son vif intérêt pour le répertoire nouveau et les œuvres méconnues.
Parallèlement à ses activités d’interprète, Michel Bellavance est professeur de flûte à la HEM – Genève et il donne régulièrement des cours de maître en Europe, en Asie et en Amérique latine, notamment au Royal College of Music et la Guildhall School of Music and Drama de Londres, aux Conservatoires de Beijing et de Shanghai, à la Hong Kong Academy for Performing Arts, ainsi qu’aux Festivals Internationaux de flûte de San Jose et de Lima.
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Ophélie
Gaillard
Professeure de Violoncelle - musique de chambre avec cordes
« Si le dessin est d’une précision calligraphique, le geste souple, direct, emporte l’auditeur dans des mouvements qui ont la fluidité d’un torrent de montagne. » Magazine Diapason, juin 2011.
Un esprit d’une curiosité insatiable, le goût du risque, un appétit immodéré pour tout le répertoire du violoncelle concertant sans frontières ni querelles de chapelles, voici sans doute ce qui distingue très tôt cette brillante interprète franco-helvétique de ses pairs.
Elue par un large public Révélation Soliste Instrumentale aux Victoires de la Musique Classique en 2003, elle se produit depuis lors en récital dans les salles les plus prestigieuses (Concertgebouw de Bruges et d’Amsterdam, Bozart et Place Flagey à Bruxelles, théâtres de Bordeaux, d’Avignon, de Poissy, d’Aix-en-Provence et du Châtelet, Oji Hall de Tokyo et Wigmore Hall de Londres).
Enfant du baroque, Ophélie Gaillard se spécialise dans la pratique du violoncelle baroque et classique, partage bientôt la scène avec Christophe Rousset, Emmanuelle Haïm avant de fonder en 2005 Pulcinella, un collectif de virtuoses, ses complices réguliers depuis lors, tous passionnés comme elle par l’interprétation sur instruments historiques. Ses enregistrements des sonates de Vivaldi et des concertos de Boccherini et Vivaldi reçoivent les plus hautes distinctions discographiques.
Lauréate du concours Bach de Leipzig en 1998, elle grave en 2000 pour Ambroisie une intégrale des suites de Bach déjà ovationnée par la presse, et réitère l’exploit en 2011 pour Aparté (Diapason d’Or, distinction dans Strad Magazine). Parallèlement, elle est aussi l’interprète privilégiée de compositeurs actuels et grave notamment l’intégrale des suites de Britten, et Oraison de Pierre Bartholomée.
Loin de délaisser la musique romantique, Ophélie Gaillard joue en soliste avec les orchestres les plus prestigieux, et grave avec succès les intégrales de Schumann, Fauré puis Chopin. Un large public plébiscite son album Dreams réalisé à Londres dans les mythiques studios d’Abbey-Road avec le Royal Philarmonic Orchestra.
Pédagogue recherchée, elle donne régulièrement des masterclasses en Asie, en Amérique latine et centrale. En 2010, elle est invitée à faire partie du jury du concours de violoncelle de l’ARD de Münich.
Ophélie Gaillard joue un violoncelle de Francesco Goffriller 1737 généreusement prêté par le CIC et un violoncelle piccolo anonyme flamand. Elle enseigne à la Haute école de musique de Genève depuis 2014.
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Axel
Schacher
Professeur de musique de chambre - quatuor à cordes
Né en 1981, Axel Schacher a commencé l’étude du violon à l’âge de 4 ans. A l’âge de douze ans il remporte le tournoi du Royaume de la Musique, organisé par la maison de la radio à Paris, et joue au concert des lauréats la Symphonie Espagnole d’E.Lalo accompagné par l’orchestre de la Garde Républicaine. Il entre à l’âge de treize ans au conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Boris Garlitski.
En 1998, il obtient le prix de la Ville de Paris, et en 2000 son premier prix mention très bien du Conservatoire National de Musique de Paris. Il est lauréat du Concours International Andrea Postacchini en 1998, puis remporte en 2000 le deuxième prix du concours international Tibor Varga, ainsi que les prix spéciaux de meilleure interprétation de l’œuvre de Bach et du caprice de Paganini. Il occupe depuis 2003 le poste de premier Violon Solo de l’Orchestre Symphonique de Bâle.
Il enseigne la musique de chambre de 2010 à 2015 à la Guildhall School of London. Il est membre pendant plus de douze ans du quatuor Belcea, ensemble de renommée internationale qui se produit depuis presque trente dans les salles les plus prestigieuses (Berlin Philharmonie, Wigmore Hall, Concertgebouw, Carnegie Hall, Boulez Saal,
Helbphilharmonie, Konzerthaus Wien) et avec de nombreux musiciens tels que Tabea Zimmerman, Piotr Anderszerwski, Matthias Goerne, Jean Guihen Queyras, Antoine Tamestit, Martin Fröst, Elisabeth Leonska, Jorg Widmann, Ian Bostridge. Le quatuor Belcea a enregistré plus de vingt-cinq disques plébiscités par la presse internationale.
Alexei
Ogrintchouk
Professeur de Hautbois
Né à Moscou en 1978, Alexei Ogrintchouk fait ses études à l’Ecole de Musique Gnessin à Moscou, dans la classe du Professeur I. Pushechnikov. En 1995, une bourse d’études du gouvernement français lui permet d’entrer au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes de Maurice Bourgue, Jean-Louis Capezzali et Jacques Tys. En 1999, il obtient deux premiers prix à l’unanimité du jury du CNSM en hautbois et en musique de chambre.
Lauréat du Concours National d’instruments à vent de Russie (1er Prix en 1991), du Concours International “Concertino-Prague” (1992), du Concours International UFAM de Paris (1er prix en 1997), il remporte en 1998 le Premier Prix et les prix spéciaux du Concours International CIEM de Genève. En 1999, il gagne le Prix Européen “Juventus”.
Sous l’égide de l’UNESCO, avec la Fondation Les Nouveaux Noms, comme soliste du Gnessin Virtuosi Chamber Orchestra et, en duo avec Vladimir Spivakov, Alexei Ogrintchouk part en tournée dans de nombreux pays.
Comme soliste et chambriste, il se produit avec des musiciens tels que Radu Lupu, Gidon Kremer, Vladimir Spivakov, Christophe Coin, les Quatuors Kocian et Sine Nomine. Il a joué sous la direction de chefs tels que Fabio Luisi, Kent Nagano, Albert Kaiser, et avec de nombreux orchestres. Il a été l’invité de plusieurs festivals de renom.
En mai 1999, Alexei Ogrintchouk est choisi comme premier hautbois solo de l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam sous la direction de Valery Gergiev. Depuis l’année 2000, il est soutenu par la Fondation NATEXIS. Au cours de la saison 2000/2001, il a été choisi comme artiste de l’émission Rising Star, ce qui l’a conduit dans des salles prestigieuses telles que le Carnegie Hall de New York, Wigmore Hall de Londres, Musikverein de Vienne, Concertgebouw d’Amsterdam et Cité de la Musique à Paris. En janvier 2002, il reçoit deux Victoires de la Musique Classique : celle de la catégorie “Révélation Artiste Etranger de l’Année” ainsi que celle décernée par le public. Alexei Ogrintchouk succède dès la rentrée 2011 à Maurice Bourgue à la Haute école de musique de Genève.
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Leonardo
Garcia Alarcon
Professeur de Maestro al Cembalo - Professeur d'Éléments de direction de chœur (pour les maestro al cembalo) - Ensemble de madrigalistes.
Chef d’orchestre, claveciniste et compositeur argentin, Leonardo García Alarcón est devenu en quelques années une figure incontournable réclamée par les plus grandes institutions musicales et lyriques, de l’Opéra de Paris au Teatro Colón de Buenos Aires en passant par le Grand-Théâtre de Genève, ville où il a fait ses premières armes.
Après avoir étudié le piano en Argentine, Leonardo García Alarcón s’installe en Europe en 1997 et intègre le Conservatoire de Genève dans la classe de la claveciniste Christiane Jaccottet. C’est sous l’égide de Gabriel Garrido qu’il se lance dans l’aventure baroque. En 2005, il crée son ensemble Cappella Mediterranea pour explorer les musiques baroques italiennes, espagnoles et sud-américaines, un répertoire qui s’est considérablement étendu depuis. En résidence au Festival d’Ambronay, il y obtient ses premiers succès, notamment avec la redécouverte en 2010 d’un oratorio de Michelangelo Falvetti : Il Diluvio universale. Cette même année il prend la direction du Chœur de chambre de Namur, reconnue comme l’une des meilleures formations chorales baroques actuelles, et fonde en 2014 le Millenium Orchestra, avec lequel il se consacre principalement à l’œuvre d’Haendel.
On doit également à ce chef la redécouverte de nombreux opéras de Cavalli comme Eliogabalo, en 2016 à l’Opéra de Paris, Il Giasone à Genève Elena et Erismena au Festival d’Aix-en-Provence 2017, et à l’Opéra de Dijon : El Prometeo d’Antonio Draghi en 2018, dont il a réécrit la musique du 3e acte manquante, La Finta Pazza de Francesco Sacrati, en 2019 et fin 2020 Il Palazzo Incantato de Luigi Rossi avant sa reprise à Nancy et Versailles fin 2021.
En 2022, Il dirige une nouvelle production du célèbre Atys de Lully, mise en scène et intégralement mise en danse par Angelin Preljocaj à Genève puis à Versailles. Peu après il dirige toujours avec Cappella Mediterranea une Passion selon Saint Matthieu de Bach à la Seine Musicale et à l’auditorium de Dijon, très remarquée par la critique. Il retrouve le Festival d’Aix-en-Provence en juillet avec le succès du Couronnement de Poppée de Monteverdi, dans une mise en scène de Ted Huffman. Fin septembre 2022, il dirige pour la première fois l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam pour son Gala annuel, dans Acis & Galatée de Haendel, (orchestration de W.A. Mozart). Cette même année, un nouveau chapitre s’ouvre dans sa carrière avec la création de son oratorio La Passione di Gesù, sa première grande composition contemporaine, magnifiquement accueillie par le public du Festival d’Ambronay et du Victoria Hall de Genève, et qu’il redonnera cet été au Festival de Saint-Denis et au Grand Manège de Namur.
En tant que chef ou claveciniste, Il est invité dans les festivals et salles de concerts du monde entier. En novembre 2018, il dirige l’Orfeo de Monteverdi dans la mise en scène de Sasha Waltz au Staatsoper de Berlin et est l’invité régulier des Violons du Roy au Canada, de l’orchestre Philharmonique de Radio France ou du Gulbenkian Orchestra. Il est reconnu meilleur chef d’orchestre au Palmarès 2019 de Forum Opéra, après sa direction triomphale des Indes Galantes à l’Opéra Bastille.
Il se partage entre la France, la Belgique son Amérique du Sud natale et la Suisse dont il obtient la nationalité. Accordant une grande importance à la transmission, il est professeur de la classe de Maestro Al Cembalo à la Haute école de musique de Genève depuis 2002.
Leonardo García Alarcón a pris en 2020 la direction de La Cité Bleue, une salle de spectacle de plus de 300 places en pleine restauration à Genève, qui ouvrira ses portes en 2024 et dont la programmation commencera dès 2023 avec une première saison « hors les murs ».
Sa discographie prolifique est unanimement saluée par la critique. En 2021 sortent Rebirth (Sony classical) avec Sonya Yoncheva ; Lamenti & Sospiri (Ricercar) avec Mariana Flores et Julie Roset ; l’Orfeo de Monteverdi (Alpha classics) avec Valerio Contaldo, et Bach before Bach (Alpha classics), avec la violoniste Chouchane Siranossian. En 2022 est paru Semele de Haendel, avec Millenium Orchestra et le Chœur de chambre de Namur (Ricercar), avant la sortie en première mondiale de l’enregistrement de La Finta Pazza de Sacrati (Versailles spectacles). En 2023 est prévue la sortie d’Amore Siciliano (Alpha Classics), « petite Tosca » qu’il a imaginé à partir de musiques populaires et savantes de l’Italie des 17e et 18e siècles.
Leonardo García Alarcón est Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.
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Guido
Balestracci
Professeur de Viole de Gambe - Ornementation
Guido Balestracci est né à Turin en 1971. Il découvre la viole de gambe à l’âge de cinq ans, dans le cadre familial. Dès la fin de ses études à la Schola Cantorum de Bâle, il entame une fidèle collaboration avec des personnalités musicales telles que Paolo Pandolfo, Jordi Savall... se produisant à leurs côtés, et collaborant à de nombreux enregistrements.
En 1997, il fonde l’ensemble l’Amoroso afin d’explorer de façon plus personnelle le répertoire pour viole de gambe et de mettre en valeur les différents instruments de cette famille. Les programmes d’enregistrement « Consonanze Stravaganti », suivies de « Seconde Stravaganze » et la transcription de l’Opus V de Corelli pour viole de gambe, sont considérées comme des œuvres de pionnier dans la restitution du répertoire italien pour violes et se voient primées par la critique internationale (Diapason d’or, 10 de Répertoire, Prix Goldberg, Premio Vivaldi della Fondazione Cini, Eccezionale de Scherzo, Choc du Monde de la Musique…).
Passionné par la recherche, Guido Balestracci s’intéresse aux instruments rares, tels que le baryton, ce dont témoigne un CD consacré aux Divertimenti en trio de Haydn, paru en 2011.
C’est dans ce domaine que s’inscrit son intérêt pour la période Classique et Romantique et plus particulièrement pour l’arpeggione, dont il est l’un des rares interprètes actuels. Il se produit alors en concert, dans un programme consacré à la transcription du répertoire romantique autour de la sonate « Arpeggione » de Schubert, qu’il enregistre en 2019.
Guido Balestracci est, depuis la fin de l’année 2021, également responsable du projet de recherche Le Vibrato entre 1770 et 1820 : un agrément à redécouvrir, qu’il mène au sein de la HEM de Genève, en collaboration avec Elizabeth Dobbin et Paolo Corsi et en partenariat avec le CRR de Paris.
Il occupe le poste de professeur de viole de gambe et ornementation du XVIIIème siècle à la HEM de Genève, au CRR de Paris avec le PSPBB et Sorbonne Université.
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Afonso
Venturieri
Professeur de Basson
Afonso Venturieri est né à Belém (Brésil). Bénéficiaire d’une bourse d’étude du gouvernement allemand, il entre dans la classe de Helman Jung à la Hochschule für Musik de Detmold où il passe l’examen de Künstlerische Reifeprüfung avec haute distinction en 1984. Il achève sa formation auprès de Milan Turkovic, à la célèbre Hochschule für Musik du Mozarteum de Salzbourg.
Il remporte en 1989 le Premier Prix du Concours International pour instruments à vent organisé par l’Union suisse des artistes musiciens (USDAM). Après avoir été bassoniste à l’Ensemble Modern de Francfort, Afonso Venturieri devient membre de l’Orchestre de la Suisse Romande en 1987, où il occupe le poste de premier basson solo.
Il donne régulièrement des stages et des masterclasses en Amérique du Sud et en Europe. Il s’engage également pour la formation des jeunes musiciens – comme « coach » du Youth Orchestra of the Americas, entre autres. Il se produit également comme soliste, ainsi qu’au sein de diverses formations de musique de chambre.
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Laurent
Gignoux
Responsable du département des instruments de l'orchestre, coordinateur des Traits d'orchestre et des Traits d'orchestre en section ou en pupitre et préparation aux concours
Laurent Gignoux, de nationalités suisse et française, hautboïste, pédagogue, chef d’orchestre, responsable de projets artistique et pédagogique a été formé dans deux grandes institutions européennes : le Conservatoire national supérieur musique et danse de Paris (CNSMDP) puis à la Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) - en hautbois, musique de chambre, orchestre, pédagogie et direction d’établissement artistique. Lauréat de concours internationaux et nationaux, soutenu par différentes fondations, il partage sa carrière internationale entre des concerts en soliste, en musique de chambre avec orchestre, plus récemment comme chef d’orchestre. Comme pédagogue, il a été professeur de hautbois et de musique de chambre dans différents conservatoires en France ainsi que l’assistant de Thomas Indermühle à la Musikhochschule de Karsruhe.
Il a côtoyé dans sa carrière, de grands chefs et solistes français et européens – Pierre Boulez, Michel Plasson, Yehudi Menuhin, Emmanuel Krivine, Pinchas Steinberg, Eri Klas, Roberto Alagna, Brigitte Engerer, Shlomo Mintz, José Vandam, Félicien Brut, Ophélie Gaillard - dans de grandes salles et des festivals internationaux.
De 2006 à 2023, à la direction générale et direction musique du Pôle d’Enseignement Supérieur de la Musique et de la Danse de Bordeaux Nouvelle-Aquitaine, Laurent Gignoux s’est consacré à développer cet établissement et a notamment conduit le projet de construction du futur bâtiment.
En 2024, Laurent Gignoux a fondé l’Essentia Orchestra, une formation de chambre de 10 à 15 alumni, musicien-ne-s professionnel-le-s diplômé-e-s d’écoles supérieures, pour partager le grand répertoire symphonique à tous les publics et ouvrir la “musique classique“ à d’autres lieux et territoires.