Nina
Uhari
Responsable du département vocal - Professeure d'Accompagnement au piano - Musique de chambre avec piano
Née en Finlande, Nina Uhari étudie le piano à l'Académie Sibelius d'Helsinki dans la classe de Matti Raekallio et d'Eero Heinonen, avant de se perfectionner à Baltimore auprès de Julian Martin, puis à Paris auprès de Bernard Ringeissen. Elle complète sa formation par des études d'accompagnement au piano au CRR de Rueil-Malmaison.
Sa carrière professionnelle comme cheffe de chant commence en 2003 à Marseille au CNIPAL (Centre National d'Insertion pour des Artistes Lyriques), ou elle devient cheffe de chant principale en 2008. Parallèlement, elle est professeure de la classe de rôle de l'Ecole Normale de Musique de Paris. Plus tard elle rejoint les départements vocaux comme coach vocal dans des prestigieuses institutions en Allemagne– à la Hochschule für Musik de Freiburg et à la Hochschule für Musik und Theater de München.
La HEM de Genève sera le point d’encrage pour sa carrière de cheffe de chant et enseignante : elle y travaille d’abord comme cheffe de chant puis à partir de 2020 comme Maître d’enseignement de l’accompagnement au piano et de la musique de chambre. En 2022 elle devient la responsable du département vocal de la HEM.
Chambriste et partenaire des artistes lyriques, elle se produit dans des nombreux récitals et productions d'opéra - Festival MIDEM, Chorégies d'Orange, Théâtre du Châtelet, Festival de Radio France et Montpellier, Festival d'Aix en Provence. Elle collabore également dans des master classes avec des avec des artistes tels que Tom Krause, Yvonne Minton, Mady Mesplé, Regina Werner et Janine Reiss.
Talia
Bachir-Loopuyt
Responsable de la filière ethnomusicologie - Professeure d'ethnomusicologie
Talia Bachir-Loopuyt est ethnomusicologue et anthropologue, spécialiste des musiques du Maghreb et du Moyen-Orient (en particulier la Turquie) dont elle étudie la diffusion et transmission en Europe (Allemagne, France, Suisse). Elle a reçu une première formation en Études germaniques à l’École Normale Supérieure de Lyon (menant à l’Agrégation, 2004) tout en suivant une formation musicale en musique orientale (oud, kementche, improvisation modale) à l’École Nationale de Musique de Villeurbanne et en Turquie.
Sa thèse rédigée en cotutelle à l’EHESS Paris et à l’Université Humboldt (Berlin) a porté sur des festivals de musiques du monde et l’idéal d’une société plurielle en Allemagne. En tant que post-doctorante (Université de Saint-Etienne, Université de Lausanne), elle a travaillé sur la diffusion des musiques turques en France et sur la visibilité de l’islam, tout en poursuivant des travaux sur l’histoire de l’ethnomusicologie, les enfants musiciens, la musique dans des sociétés plurielles.
Depuis 2016, elle a été maîtresse de conférences à Tours où elle a notamment contribué à la création du Master Musique et Sciences Humaines (avec l’Université de Poitiers). Impliquée dans plusieurs organisations académiques (SFE, IMS, ICTM) et comités de revues, elle est aussi co-directrice du festival Haizebegi à Bayonne et membre du conseil scientifique du CMTRA – Ethnopôle Musique, territoires, interculturalité.
Pascale
Rochat-Martinet
Professeure d'Atelier d'expérimentation : pédadogie appliquée - Harmonie au clavier et écriture Jaques-Dalcroze - Improvisation instrumentale - Improvisation pour le mouvement et l'enseignement
Titulaire du diplôme supérieur de l'Institut Jaques-Dalcroze, Pascale Rochat-Martinet complète sa formation par des études de cheffe de chœur à Paris, de chant classique au conservatoire de Lausanne ainsi qu'une formation pour les seniors à l’Institut Jaques-Dalcroze. Elle s'engage parallèlement dans le groupe de création « Aldente » alliant musique, théâtre et mouvement. Passionnée de pédagogie, elle crée de nombreux cours de rythmique-solfège au Conservatoire de Lausanne notamment, menant ses élèves jusqu'au certificat.
Actuellement, elle enseigne l'improvisation au piano, la rythmique et le solfège dans le cadre de la Haute école de musique de Genève (HEM) ainsi qu’à la Haute école de musique de Lausanne (HEMU). Son enseignement s’adresse à des rythmiciens, à des futurs professeur-e-s de piano ainsi qu’à des concertistes. Elle est régulièrement invitée dans des Hautes écoles et Universités internationales.
Souhaitant toujours se ressourcer et renouveler son enseignement, elle entreprend des études de piano jazz. L'improvisation étant sa spécificité, elle pratique également cette discipline dans des domaines variés : improvisation sur orgue, accompagnements de chanteurs Gospel et création de musique pour podcast.
Son parcours artistique est riche, varié et éclectique. Pascale Rochat-Martinet aime transmettre sa joie de la musique à tous et toutes sans distinction.
Daniel
Zea Gomez
Atelier d'expérimentation créative / Électroacoustique Jaques-Dalcroze
Designer, artiste sonore et compositeur, Daniel Zea vit et travaille à Genève. Son univers artistique gravite autour de la musique instrumentale et électroacoustique, la performance hybride mêlant vidéo, son, systèmes de captation gestuelle et physical computing, ainsi que de la programmation.
Il collabore régulièrement dans des projets interdisciplinaires (arts visuels, chorégraphie, performance), et il donne des cours à la Haute École d’Art et Design de Genève. Il participe à la direction artistique de l’ensemble Vortex, y travaillant à la fois en tant que compositeur et interprète de musique électroacoustique.
Très actif dans le domaine pédagogique, il a été artiste référant des résidences artistiques multidisciplinaires à la Fondation Royaumont, et récemment au GRAME, centre de création musicale à Lyon.
Sa pièce The Fuck Facebook Face Orchestra a été lauréate du Giga Hertz Preis 2016 du ZKM (Karlsruhe, Allemagne), et en 2017, Pocket Enemy a fait parti de la sélection de l’International Rostrum of Composers. En 2023 ira reçu le Prix pour les Arts Sonores de la Fondation Liechti.
Dans son travail, il porte une réflexion interrogative et critique sur la relation de notre société au numérique, parfois avec un certain engagement politique non dépourvu d’humour. Cependant, ses intérêts musicaux ne s’arrêtent pas sur la création expérimentale contemporaine. Il est aussi passionné du folklore. Côté colombien, il explore le répertoire de la région caraïbe (cumbia, fandango, porro) avec Palenque la Papayera. Amoureux de la musique traditionnelle du Sud-est mexicain, il est membre des groupes Cocoxoca et Gema y sus Valedores.
Daniel Zea était l’invité du Festival Les Amplitudes de La Chaux-de-Fonds en 2024.
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Philippe
Spiesser
Professeur de Percussion - Musique de chambre avec Percussion - Coordinateur de la classe de percussion
Plus qu'un percussionniste Philippe Spiesser est un musicien atypique et captivant. Issu d'une famille de musiciens, il étudie la percussion au Conservatoire de Musique de Strasbourg. Lauréat du Concours Européen des Jeunes Talents en 1997, il a su rester en mouvement en multipliant les nouvelles expériences et les rencontres avec des créateurs de toutes origines.
Pédagogue unanimement reconnu, Philippe Spiesser est, depuis 2009, professeur de percussion et coordinateur de la classe de percussion à la Haute école de musique de Genève (HEM). Auparavant, il a enseigné à l'Université Alfonso X de Madrid, au Conservatoire Supérieur de Musique de Palma de Majorque, au Conservatoire National de Région de Perpignan. Il donne de nombreuses Masterclasses à travers le monde : Juilliard School à New-York, McGill à Montreal, Royal Academy of Music à Londres, Esmuc à Barcelone, Conservatoire Royal à Bruxelles, Santa Cecilia à Rome, Musik Hochschuhle à Stuttgart, Mannheim, et Karlsruhe, CNSMDP de Paris, Conservatoire de musique de Chine et Conservatoire central de Pékin, Conservatoires Supérieurs de Shanghai, Sheynyang et Dalian, Université de musique de Honk Kong, Université de musique de Lima, Université de musique d'Izmir...
Depuis 2012, Philippe Spiesser mène plusieurs projets de recherche sur les nouvelles technologies musicales et la captation de gestes comme le projet GeKiPe développé à HEM en partenariat avec l'IRCAM Centre Pompidou de Paris et l'Ensemble Flashback. Grâce à ce travail, il est le dédicataire et interprète de nombreux spectacles immersifs et multimédia écrits pour cet outil de captation gestuelle. En 2022, il crée Virtualis, le nouveau concerto pour percussion solo, ensemble, vidéo et captation gestuelle avec l'outil Gestrument, inventé et développé par Jesper Nordin. Ses recherches l'ont également amené à travailler avec le Centro Ricerche Musicali de Rome, où il a développé un répertoire soliste avec deux instruments acoustiques, le SkinAct et le Feed Drum, traités par l'électronique et inventés par Michelangelo Lupone.
Musicien polymorphe, il se produit à travers le monde dans de nombreux festivals internationaux tels Electronic Music Week à Shanghai, Percussion Festival à Pékin, Musicá à Lima, Arte Scienza et RomaEuropa à Rome, Ars Musica à Bruxelles, Musica à Strasbourg, Présences à Paris, Ritmo Vital à Madrid, Gaida Festival à Vilnius, Italy PAS à Pescara, CERN Festival et Archipel à Genève, Aujourd’hui Musiques à Perpignan, Memmix à Palma de Mallorca, Ponte à Ulm, Frequenz à Kiel... où il promeut le nouveau répertoire et des créations de Ph. Hurel, P. Jodlowski, J. Nordin, A. Schubert, M. Matalon, B. Mantovani, Ph. Manoury, B. Letort, K. Narita, JM. Lopez Lopez, M. Lupone, A. Vert. Philippe Spiesser est également invité à jouer en soliste avec des orchestres Lemanic Modern Ensemble, Norbotten NEO, Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Camerata de France, Orchestre symphonique de Pékin et de Shenyang.
Jury dans de nombreux concours internationaux, Shanghai IPEA, Beijing PAS, Palma IMC, Italy PAS... Il a été en 2019, président du jury du Concours International de Genève.
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Bruno
Cocset
Professeur de Violoncelle
Né en 1963, Bruno Cocset est diplômé du Conservatoire National de Région de Tours. Reçu au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon en 1980, il y sera l'élève d'Alain Meunier, puis de Jean Deplace dont il quitte la classe en mars 1983 en raison de divergences stylistiques.
Il aborde le violoncelle baroque et le jeu sur cordes en boyau en autodidacte, puis avec Christophe Coin, devenant le premier élève diplômé de sa classe au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris (1er Prix à l’unanimité en 1986). Il suit également les masterclasses du violoncelliste Anner Bijlsma et du violoniste Jaap Schroeder.
Vingt années riches d’expériences et de confrontations musicales se succèdent alors: Les Arts Florissants, Mosaïques, Fitzwilliam, l’Ensemble Baroque de Limoges, Le Concert Français, La Petite Bande, Les Musiciens du Louvre, Les Talens Lyriques, Arsys, Ricercar Consort, l’Arpeggiata, Stradivaria, l’Amoroso, Al Ayre Espanol, Henri Ledroit, Véronique Gens, Maurice Bourgue, Franz Brüggen, Gustav Léonhardt, Jos Van Immersel, Jean-Claude Malgoire, Philippe Herreweghe…
Ses ports d’attache les plus fidèles sont Il Seminario Musicale de Gérard Lesne (1988-2004), et le Concert des Nations et Hesperion XX-XXI de Jordi Savall (1990-2005). En 1996 il fonde Les Basses Réunies et autoproduit son premier enregistrement soliste: les sonates d’Antonio Vivaldi. Ce disque, que le label Alpha accueille dans sa collection, reçoit le prix Vivaldi de la fondation Cini à Venise. Une dizaine d’autres enregistrements, salués par la presse musicale française et internationale, lui valent d’être régulièrement invité à jouer en France, en Europe, au Québec, et en Russie.
Chacun de ces projets discographiques est relié à une recherche sonore et organologique avec le facteur et luthier Charles Riché. Neuf instruments naissent de cette collaboration. En musicien chercheur, il propose ainsi un violoncelle « pluriel ». Il se consacre aujourd’hui exclusivement à cette voie et à l’enseignement. En septembre 2005, il est nommé professeur de violoncelle baroque à la Haute école de musique de Genève.
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Gérard
Metrailler
Professeur de trompette
Débutant sa trajectoire musicale à l’harmonie de Chalais puis membre du Brass Band 13 Étoiles, Gérard Métrailler poursuit ses études musicales au Conservatoire de musique de Genève avec Mario Alberti puis dans la classe de Michel Cuvit avec qui il obtient un Diplôme mention très bien (1985) suivi d’un Premier Prix de Virtuosité (1988). Avant d’avoir terminé ses études, il se voit confier (1987) le poste de trompettiste soliste remplaçant à l’Orchestre de la Suisse Romande.
En 1987 à Genève, il remporte le 2e prix au Concours International d’exécution musicale, en 1988, le 2e prix du Concours Maurice André à Paris. Il a également reçu en 1989 la Médaille de bronze du Festival international de Jeunes solistes de Bordeaux.
Son répertoire comporte les grands concertos (Haydn, Hummel, Tomasi) mais laisse une place importante aux compositeurs suisses (Hindemith, Zbinden, Schmidt). Il brille également dans les pièces pour trompette et orchestre de chambre ou orgue (Albinoni, Bach, Tartini, Vivaldi).
Il est actuellement trompettiste à l’Orchestre de la Suisse Romande, premier trompettiste de l’ensemble de musique contemporaine Contrechamps et membre du Quintet du Rhône.
Gérard Métrailler donne des Masterclasses en Suisse, en France, en Italie, en Nouvelle-Zélande et au Brésil. Il est professeur de trompette à la Haute école de musique de Genève depuis 1994.
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Luis
Naon
Professeur de Composition Électroacoustique - Composition Mixte - Responsable sessions composition
Né à La Plata, en Argentine, en 1961. Fait des études musicales à l'Universidad Nacional de La Plata, Universidad Católica Argentina à Buenos Aires puis au CNSM de Paris avec Guy Reibel, Laurent Cuniot et Daniel Teruggi, puis avec Sergio Ortega et Horacio Vaggione. Depuis 1991 est professeur de Composition et Nouvelles Technologies du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il est également professeur de composition à l’ESMUC (Barcelone) de 2003 à 2008, puis professeur d’électroacoustique à la HEM de Genève depuis 2006.
Depuis celle que l'on peut considérer sa première œuvre, « Final del Juego » pour septuor et bande magnétique (créée au studio 105 de Radio France en 1983), il cherche à mettre en œuvre cette relation dual (entre Amérique et Europe, entre instruments et électronique).
Lauréat à la Tribune Internationale de Compositeurs UNESCO 90 et 96 (Tango del desamparo et Speculorum Memoria), Fondo Nacional de las Artes (pour Reflets), Prix TRINAC du Conseil International de la Musique (pour Cinq personnages en quête de hauteur), Olympia Composition Prize (pour Ombre de l'ombre), Prix Municipal de la ville de Buenos Aires 91 et 95 (pour Speculorum Memoria) . Nominé pour les “3èmes Victoires de la Musique Classique " (pour Sextuor « . »), "Prix Georges Enesco" de la Sacem et Prix "Luis de Narváez" de la Caja de Granada pour son Quatuor à cordes n° 2.
Collabore avec divers ensembles et des institutions tels le Ministère de la Culture et de la Communication, Teatro Colón (Buenos Aires), Musée d’Art Contemporain du Méxique, l’Orchestre de la Seine-Saint-Denis, Ensemble TM+, Lémanic Modern Ensemble, Interface, Musique Oblique, Musée d’Histoire de Montreuil, Orchestre Philharmonique de Radio France, l’INA-GRM, IRCAM, Orchestre de Paris, Ensemble Contrechamps, Ensemble Diagonal, Ukho ensemble de Kiev, dans des festivals tels Musica Strasbourg, MANCA, Festival d'Aix en Provence, Festival Archipel, Vivier de Montréal.
En 1989 réalise la musique pour le défilé sur les Champs-Elysées et la Place de la Concorde pour la commémoration du Bicentenaire de la Révolution Française. Ce défilé a été mondialement télédifusé.
Le cycle de 25 œuvres "Urbana", né en 1991, et finalisé en 2013, se cristallise sous ce titre générique à travers "Urbana" (1997). Il comporte 25 œuvres qui vont de la pièce acousmatique à l’orchestre symphonique.
Il écrit la musique pour le spectacle « Les Princesses » pour l’Ouverture du Théâtre-Auditorium de Poitier en partenariat avec la chorégraphe Odile Azagury. Près de 3 heures de musique allant de l’électroacoustique seule (pour les chorégraphes Anna Ventura, Karine Saporta ou Dominique Boivin) jusqu’aux pièces pour 15 instruments et électronique (pour les chorégraphes Carolyn Carlson, Héla Fatoumi, Blanca Li, etc.) L’ensemble de cette production fait l’objet d’un double CD dans le label Empreinte Digitale.
Parmi ses pièces les plus récentes on peut citer : « Quebrada/Horizonte » pour orchestre, « Pájaro al borde de la noche » pour violoncelle, électronique et ensemble, créés lors des derniers festivals Présences de Radio France, « Ébano y Metal » pour le Lemanic Modern ensemble (Suisse/France).
Ou encore « Rastros », pour les ensembles Stick & Bow et Paramirabo de Montréal (qui fait l’objet d’un concert monographique et une captation vidéo) et son « Quatuor à cordes III » (créé au Festival d’Evora en 2021, puis Archipel 2022 et espace de projection de l’Ircam en 2023).
Sa dernière pièce, « Fueye », concertino pour bandonéon et ensemble a été créée par Juanjo Mosalini et l’ensemble TM+ à la maison de la musique de Nanterre en octobre 22 et reprise à la Seine Musicale et à Gennevilliers en mai 2023.
Ses œuvres sont éditées par Henry Lemoine, Gérard Billaudot et Babelscores.
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Clémence
Tilquin
Professeure de Chant
Après des études de violoncelle et de chant à la Haute Ecole de Musique de Genève avec François Guye et Danielle Borst, couronnées par deux Masters Soliste avec Distinction, Clémence Tilquin commence une double carrière en Europe et au Japon. Lauréate de la prestigieuse fondation Leenaards, elle décide en 2010 de se consacrer entièrement au chant et se perfectionne à Londres, Oslo, Bruxelles et Milan.
Très vite, les engagements affluent. La jeune soprano fait ses débuts à l’Opéra Royal de Wallonie en Papagena puis dans la jeune troupe du Grand Théâtre de Genève. En 2012, elle est Adina/Donizetti en Autriche, La Fille de Madame Angot à Liège, la Princesse/Ravel au Festival d'Aix-en-Provence. Elle incarne Poppea/Monteverdi avec Leonardo Garcia-Alarcon, Drusilla/Monteverdi et Elettra/Mozart à l’Opéra de Montpellier, Elvira/Rossini, Gabrielle/Offenbach, Frasquita/Bizet à l’Opéra d’Avignon, Brigitte/Offenbach à l’Opéra de Nancy, Lucinde/Gounod au Grand Théâtre de Genève, Lauretta/Puccini, Fiordiligi /Mozart, Fannì/Rossini et Alcina/Vivaldi au Théâtre des Champs Elysées.
En concert, Clémence Tilquin chante le Requiem/Neukomm avec Jean-Claude Malgoire, le Pierrot Lunaire/Schönberg et Dallapiccola au Musiekgebaw d'Amsterdam, Stravinsky avec l'Ensemble Intercontemporain à Paris, Elias/Mendelssohn et le Stabat Mater/Rossini avec l'Orchestre de Chambre de Lausanne, Anakrôn/Sturzenegger, Gounod au Palazetto Bru Zane de Venise, la Comtesse/Mozart à l’Opéra Royal de Versailles, Ascanio/St Saens au Grand Théâtre de Genève (disque), Proserpine/St Saens avec le Bayerischen Rundfunk de Munich.
Elle se produit notamment sous la baguette de John Nelson, James Loughran, Wolfgang Rihm, Jean-Claude Malgoire, Emmanuel Krivine, Michail Jurowski, Gabòr Takacs (Cendrillon/Franck Martin, disque).
En 2019, elle incarne Vitellia dans La Clémence de Titus/Mozart, Berenice dans L’Occasione fa il ladro/Rossini au Théâtre des Champs Elysées, et à venir, elle chantera sous la direction de François-Xavier Roth pour un concert Mozart, les Quatre derniers lieder de Strauss, le rôle de Fannì/Rossini, le Christ au Mont des Oliviers/Beethoven à Montréal.
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Amaury
Coeytaux
Professeur de violon
-- Amaury Coeytaux rejoindra la HEM à la rentrée académique 2025-2026 --
Amaury Coeytaux s’est imposé naturellement depuis plusieurs années comme l’un des plus remarquables violonistes de sa génération.
Comme le souligne The Strad Magazine, c’est « par sa grande sensibilité musicale, sa technique irréprochable et sa sonorité chaleureuse » que le public des plus grandes salles du monde lui porte une affection toute particulière.
Elève de Micheline Lefebvre, Jean-Jacques Kantorow puis Pinchas Zukerman, il a donné son premier récital à 9 ans et fait ses débuts à Carnegie Hall en 2004. Depuis lors, il se produit en tant que soliste ou chambriste avec Pinchas Zukerman, Yefim Bronfman, Frank Braley, Nicholas Angelich, Gérard Caussé, Myung-Whun Chung dans les plus grands festivals : La Roque d’Anthéron, Menton, Colmar, Lugano, Salzburg, Rheingau, Bucarest Festival Enescu, Amsterdam.
Aujourd’hui premier violon du quatuor Modigliani, on l’entend dans les salles les plus prestigieuses, telles la Philharmonie de Paris, la Philharmonie de Hambourg, le Konzerthaus de Berlin, le Konzerthaus de Vienne, la Philharmonie de Bilbao, le Prinzregententheater de Munich…
Il est par ailleurs directeur artistique avec le quatuor Modigliani du festival de Saint Paul de Vence et du Concours International de quatuors à cordes de Bordeaux depuis 2020.
Passionné par le répertoire orchestral, il collabore avec des chefs tels que Myung-whun Chung, Gustavo Dudamel, Esa-Pekka Salonen, Tugan Sokhiev. Il dirige et joue en soliste régulièrement avec le Philharmonique de Radio France, le Philharmonique de Strasbourg, le Capitole de Toulouse, l’Orchestre de la radio espagnole, l’Orchestre symphonique de Navarre, l’Orchestre symphonique de Aalborg…
Suite à la parution de son dernier disque consacré aux sonates de Brahms, il reçoit l’éloge unanime de la critique internationale ainsi que les plus hautes distinctions par Diapason, Classica et Télérama. Sa discographie met en valeur la richesse de ses différents horizons musicaux avec des œuvres concertantes de Ysaye, des trios de Brahms et de nombreux enregistrements en quatuor dont l’intégrale des quatuors de Schubert parus chez Mirare en 2022.
Amaury Coeytaux joue un violon Stradivarius de 1715.