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Una fantasia : les techniques d'improvisation des fantaisies au luth au XVIe siècle

un rosace de luth

Responsable(s)

Partenaires & équipe

Bor Zuljan (assistant du projet), HEM - Genève

2011-2012

Résumé du projet

Au XVIe siècle, l'improvisation polyphonique était considérée comme l’accomplissement le plus haut de l’art du luthiste. Dans son Solitaire Second ou Prose de la Musique (1550), Pontus de Tyard parle ainsi de Francesco Canova da Milano qui, lors d'un banquet à Milan, "se met près d'un bout de la table à rechercher une fantaisie." Luis Zapata de Chávez (1592) se souvient de Luys de Narváez qui impressionnait les spectateurs, lorsqu’il "improvisait à quatre voix sur sa vihuela". Par ailleurs, la publication de traités comme le Libro llamado el arte de tañer fantasía (1565) de Thomás de Santa María confirme l'importance de cette pratique. Bien que différentes techniques historiques d'improvisation aient été étudiées depuis le renouveau de la musique ancienne (à compter des années 1960), les travaux sur l'improvisation des fantaisies au luth restent rares. Le présent projet propose une recherche approfondie des sources théoriques et de la musique liées à ce type d'improvisation, une étude analytique de cette documentation à la lumière de son expérimentation au luth, pour enfin aboutir sur une méthode destinée à l'enseignement de cette pratique, si louée par les musiciens du XVIe siècle.