Agrandissement d’un détail du fichier numérique TIFF pour tirage mat, 250 x 100 cm, Fonderie Darling, Montréal CA Photographie représentant une série de sons en images
© Pétrel I Roumagnac

Vues et données

Janvier 2020 - Décembre 2021

Institution requérante: HEAD – Genève
Requérante et coordinatrice de projet: Aurélie Pétrel
Equipe de projet: Yvan Alvarez, Garance Chabert, Aurélie Pétrel, Fabien VallosLaurent Schmid-Abt, Paolo Thorsen-Nagel, Manuel Sigrist
Partenaires de projet: ENSP Arles, Musée de l'Elysée, Lausanne
Financement: HES-SO
Cofinancement: HEAD – Genève, ENSP Arles, Musée de l'Elysée, Lausanne

Prise de vues – Prise de données

« Si l’opacité du fonctionnement de l’ordinateur se situe à une autre échelle que celle de l’appareil photographique, c’est une même relation entre le visible et l’invisible qui s’y manifeste. L’incertitude devient partie prenante des représentations quand l’invisible participe au plus haut point à ce qui est visible qui en retour dissimule toujours plus qu’il ne montre. »
— Pierre Barboza, « Imaginaire numérique : datamatics [ver. 2.0] de Royji Ikeda », dans : Gérard Leblanc, Sylvie Thouard (dir.), Numérique et transesthétique, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2012

Le projet de recherche-création « Vues et données » analyse les implications du concept de « donnée » dans le champ de l’art, et plus précisément dans celui de la photographie contemporaine. Porté par l’artiste-photographe Aurélie Pétrel, le projet examine, à partir de sa pratique, les impasses dans lesquelles tout photographe-auteur est confronté depuis l’avènement du Web (1989) et des appareils mobiles connectés (fin des années 2000). Circulant sous la forme de fichiers, c’est-à-dire de données, la photographie se fluidifie ; de nouvelles pratiques (partage, remix, etc.) et relations se développent. Autrement dit : en plus de représenter le monde dans lequel nous sommes, la photographie le coproduit (Roxana Marcoci, 2015). 
L’objectif de ce projet est double : 
–   Analyser les notions de « prises de vues » et de « prises de données » à partir d’un travail associant lectures, entretiens, et analyses d’œuvres pour produire une restitution à même d’éclairer la situation contemporaine pour un public élargi.
–   Traiter les limites de la définition de la photographie au contact des technologies numériques via le médium son, utilisé ici pour créer des images mentales.

L’ensemble des productions plastiques et des réflexions sera synthétisé dans une publication imprimée pensée en relation avec une création sonore spécifique. La pièce aura pour finalité de générer mentalement des images à son écoute ; le son donnera ainsi « à voir » les nouveaux régimes des images photographiques. 
 

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