Colonie d’artistes de Nida, Lituanie, s.d.
© photographie d’archive provenant des recherches de Yael Vishnizki Levi sur l’histoire politique et culturelle de Nida.
Monte Verità, maison de thé, s.d.
© Monte Verita Stiftung / Keystone
Klat 1440’, mobilier éphémère, performance de 24h, Espace Forde, Genève, 1997
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Thomas Hirschhorn, Flamme Eternelle, Palais de Tokyo, avril-juin 2014
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Commissaires anonymes et Construclab, Mons Invisible, Mons capitale européenne de la culture, 2015
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Monstrare camp, Dampierre, 2016
© Monstrare

Doctorat - De la colonie à la résidence d’artistes. Les formes de cohabitations artistiques au XXe siècle ou l’institutionnalisation de la vie en commun

Novembre 2017 - Novembre 2021

Auteure : Mathilde Chénin
Début de la thèse : 11.2017
Fin de la thèse prévu : 11.2021
Co-direction: Olivier Desvoignes (HEAD – Genève), Luca Pattaroni (EPFL)

Tout au long du XXe siècle, de l’Ecole de Barbizon à la Montagne Sacrée de Monte Verità, du loft de la Factory aux squats d’artistes, qu’elles aient été motivées par un projet communautaire ou qu’elles émergent depuis des dynamiques plus individuelles, les formes de cohabitation artistiques semblent s’offrir à l’imaginaire comme des espaces autres, porteurs d’alternatives politiques, sociales, culturelles et esthétiques aux formes classiques du vivre ensemble. Qu’en est-il aujourd’hui de leur portée émancipatrice, alors que c’est parfois au sein des musées, biennales et galeries que les artistes (re)créent de tels espaces de vie commune ?

S’appuyant sur une relecture de la notion d’hétérotopie (Foucault, 1967, 1984) et s’intéressant à la manière dont s’articulent l’usage d’un espace physique, les formes auxquelles il donne lieu et la manière dont se constitue et se réfléchit un groupe, cette recherche entend mettre en perspective la manière dont l’utopie à l’œuvre au sein d’un collectif se révèle à travers les conditions d’existence matérielle de ce dernier. Investissant différentes modalités de cohabitations des artistes entre la fin du XIXe siècle et le début du XXIe, à travers des figures spatiales telles que la colonie, la maison, le campement ou la résidence, il s’agira par-là d’examiner les formes, les fonctions et la portée du vivre ensemble au sein des pratiques artistiques et des imaginaires contemporains.

 

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