THEY ARE SEVEN DOVES DANCING IN MY HOME - Hugo Maia Schmitt, Letizia Milone
Dancing Doves explore la relation entre humains et colombes à travers le son, le rythme et le mouvement partagé. Le projet s’articule autour d’un objet musical placé dans l’espace, activé par le chant, les atterrissages et le contact. Plutôt que de dresser ou de contrôler, le dispositif crée une situation de co-présence où la vibration devient un terrain commun. Par une chorégraphie informelle et une écoute réciproque, le projet imagine un intérieur domestique fondé la complicité réciproque possible.
DOGS ARE NOT ONLY CREATURES - Stéphanie Hemidi, Kim Sherin Schönauer, Jérémy Troilo
Wiggly Dog explore le territoire partagé entre humains et chiens à travers le corps, le mouvement et la perception sensorielle. Pensé depuis un point de vue bas, proche de l’animal, le projet transforme le jardin domestique en un paysage réactif fait d’objets, de végétation, de creux et de textures. Conçu pour être parcouru en courant, flairant, rampant ou jouant, l’espace favorise l’accord entre espèces. Dans l’esprit d’un devenir-avec, le projet considère le chien non comme un compagnon passif mais comme un co-acteur de l’environnement. L’extérieur devient ainsi un lieu de rencontre où l’exploration commune fabrique un monde partagé, situé et relationnel.
FROGS IN SEARCH OF WETLANDS - Martino De Grandis, Ailyn Pieyre
Hidden Frog interroge les formes contemporaines de fascination, de capture et de mise en vitrine du vivant. En contraste avec l’attrait pour les espèces exotiques maintenues sous verre, le projet recentre l’attention sur les amphibiens locaux et leurs habitats menacés. Il propose des infrastructures discrètes liées à l’eau — lieux de fraîcheur, d’hydratation et de refuge — intégrées aux paysages domestiques et agricoles. Plutôt que l’observation spectaculaire, Hidden Frog défend une éthique du soin non invasif, où la cohabitation passe par l’attention portée aux absences, aux milieux fragiles et aux conditions silencieuses de la survie.
MEUW (Socius novus) - Jaemo Lee, Lisa Schober
Meuw imagine un monde où la compagnie ne serait plus incarnée par un animal vivant, mais par un artefact capable de simuler présence, attachement et réponse. Ni animal ni simple machine, l’objet propose une autre forme de relation — sans habitat, sans soin, sans responsabilité envers le vivant. Porté, touché, gardé près du corps, il réagit par sa surface, son poids et sa capacité d’écho affectif. Le projet interroge ainsi la possibilité d’une intimité sans domination et la tentation de remplacer le vivant plutôt que d’apprendre à coexister avec lui.
FEAST FOR RATS - Matilde Arletti, Julie Chavaz, Angélique Kuenzle
Feast for Rats overturns the usual hierarchies of domestic space by inviting the rat to the table. An omnipresent yet systematically rejected species, the rat becomes a legitimate guest, participating in an act of shared conviviality. Composed of bread, seeds, and edible matter, the table shifts from a site of consumption to a space of encounter, intimacy, and negotiation. By placing the rat at the center of a shared ritual, the project carried out by the collective LA DALLE (Julie Chavaz and Angélique Kuenzle) and the student Matilde Arletti questions boundaries of disgust, hospitality, and equality, proposing sharing as a first gesture of interspecies recognition.
SOME ANIMALS HIDE TO DIE - Diana Escalante, Karol Szmigielski
Churches have long been places of devotion, but also temperate spaces offering shelter from the harshness of weather. Drawing on this dual role, the project imagines a place dedicated to death for animals. Conceived as a public architecture of gathering and mourning, it applies human practices of grief to animals without hierarchy or dramatization. After exploring play, care, sharing, and coexistence, this project addresses a rarely considered moment: stopping. Making space becomes a collective gesture—recognizing animal death as a shared experience, worthy of attention and equality.