Immersion, exposition à LIYH

Vernissage le 9 mars dès 18h
Exposition du 10 mars au 1er avril 2017

Attention nouvel espace d’exposition
LiveInYourHead Bâtiment Général-Dufour 
Espace d'exposition | Cinéma Salle Robert Kramer
Rue de Hesse 5, 1204 Genève
Du mercredi au samedi, 14h - 19h

Dix / Zehn / Dieci : épisode 4 : Immersion avec Emmanuelle Antille, Francis Baudevin, Marion Goix, Marta Riniker-Radich, Pierre Vadi, Mazyar Zarandar
Avec la participation de Christian Marclay

Les relations, riches, subtiles et complexes, qu’entretiennent l’art et la musique ont marqué l’histoire de l'école d'art de Genève, comme en miroir de la place, importante, qu'elles ont occupée et occupent toujours dans celle de l’art suisse, et tout particulièrement romand. 
Imaginé à l’occasion des dix ans de la HEAD, ce nouvel épisode de la série Dix / Zehn / Dieci explore la notion d’immersion, qui caractérise toute expérience de l’écoute. A l’opposé d'une volonté de panorama, l’exposition se concentre sur le travail de sept artistes de différentes générations et de différents horizons, tous passés par l’école, et pour qui le son revêt une importance particulière. Pensé comme une atmosphère composée avec l’aide des artistes et des œuvres, le projet propose également un programme de rendez-vous, qui active l’espace en le transformant, temporairement, en caisse de résonance. 

En 1984, Christian Marclay, ancien étudiant, entre 1975 et 1977 à l’Ecole supérieure d’art visuel (l’ancêtre de la HEAD – Genève), réalise pour l’espace d’art Palud n°1, à Lausanne, une compilation de musique hawaïenne, qu’il signe comme un travail artistique. Cette œuvre, aujourd’hui perdue et reconstituée avec l’aide de l’artiste pour l’exposition, a marqué un autre artiste, alors âgé de vingt ans, et pour qui la musique jouera un rôle majeur dans l’œuvre, et au-delà, dans la vie quotidienne : Francis Baudevin, qui présente dans l’exposition une série inédite de pièces photographiques. L’écoute imprègne d’une autre manière, mais tout aussi profondément le travail de Pierre Vadi, dont le silence de l’œuvre témoigne paradoxalement, et poétiquement, de cette plongée dans le son, dans sa matière. Si elle a beaucoup photographié, filmé la musique, Emmanuelle Antille a choisi de présenter une seule image, elle aussi silencieuse, énigmatique, renvoyant à une forme de monde intérieur. 

La matérialité étrange des œuvres présentées par Marta Riniker-Radich, entre la fluidité des images digitales qu’elle expose telles des vidéos fixes et la densité de la série de boules quiès en résine, sont autant d’images mentales du son. Elles entrent en résonance de manière singulière avec le travail vidéo de Marion Goix, qui prend pour point de départ le phénomène des ear worms, connu de chacun, ou comment une chanson, une mélodie entendue revient et ne peut quitter notre esprit pendant un temps indéfini. Enfin, l’installation de Mazyar Zarandar, sorte de haut parleur géant, propose une expérience sonique unique, en permettant au visiteur d’entrer dans l’œuvre, et d’entrer dans l’écoute d’une composition en mouvement, réalisée à partir de sons ambiants, de l’intérieur. 

L’exposition sera activée par un programme spécifique lors de la Nuit des Bains, le jeudi 23 mars, durant toute la soirée.

 

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"L'alphabet des ombres" Pierre Vadi
© HEAD – Genève, Michel Geisbrecht