
La toiture est un des éléments les plus importants en architecture. Sa fonction primaire de protéger des intempéries et de caractériser la volumétrie des bâtiments l'a mis au centre des innovations techniques et architecturales durant toute l'histoire de l'architecture, de son origine à nos jours. L'impact de la toiture sur les coûts de la construction n'est pas négligeable et encore moins son entretien pendant la durée du cycle de vie du bâtiment. Le 20ème siècle a été caractérisé par la primauté de la toiture plate, porteuse d'innovation et modernité, au détriment de la toiture en pente qui était aperçue comme symbole d'une architecture traditionnelle ancienne qui ne répondait plus aux nouveaux besoins. Associée aux dalles en béton, aux matériaux d'étanchéité issu de la pétrochimie, aujourd’hui la toiture revient au centre du débat par son impact environnemental liés aux matériaux employés et sa fonction protectrice des "nouvelles" façades urbaines en bois, en terre etc.
Dans l’architecture contemporaine, la toiture en pente peut regagner la centralité perdue et ceci grâce à des nouvelles formes, spatialités et matériaux. Cette recherche pose les bases pour montrer les potentialités spatiales, architecturales et environnementales des toitures en pente, qui seront ensuite approfondies dans la deuxième phase du projet.
Image vignette: Pavillon d'art, Alterszentrum St. Peter und Paul, Zürich - @ Knorr & Pürckhauer Architekten
Responsable de projet - équipe
Paola Tosolini
(HEPIA),
Pauline Allaz
(HEPIA),
Charles Savoy (civiliste/Ingénieur civil HEPIA/EPFL)
,
Marc Walgenwitz
(HEPIA)