Formation continue

Nouvelle parution aux Editions IES

Accessibilité et participation sociale

Manon Masse, Geneviève Piérart, Francine Julien-Gauthier, Danièle Wolf

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Actualités HETS

Bravo aux lauréates du prix Haution-Pra, Diversité & Inclusion !

Le prix Haution-Pra récompense chaque année un travail d’étudiant-e reconnu pour sa qualité académique, dont le sujet touche aux dimensions de la diversité et/ou de l’inclusion en apportant des pistes concrètes et pertinentes d’application à la pratique.

Cette année, le jury a décidé d’attribuer ce prix d’une valeur de 1500.- à Tamara Heinimann et Elsa Thélin, pour leur travail de Bachelor audiovisuel intitulé « Grosses : recherche audiovisuelle sur la grossophobie », réalisé sous la direction de Marc Pittet, chargé d'enseignement HES.

Leur travail a été unanimement salué par le jury pour l’originalité de la démarche et pour la qualité esthétique du film produit. La thématique de la grossophobie et des discriminations qui y sont liées, peu traitée dans le travail social, est abordée à partir des expériences corporelles. Traité avec sensibilité et humour, ce film renvoie un message positif valorisant les personnes concernées. Nous félicitons les lauréates pour leur succès et remercions Madame et Monsieur Haution-Pra, donateurs de ce prix qui contribue à stimuler, au sein de notre école, les productions de nos étudiantes et étudiants favorisant une société inclusive.

Si nous ne pouvons pas rendre accessible au public l’entier du travail de Bachelor pour des raisons liées au droit à l’image, nous vous invitons à en découvrir quelques extraits ci-dessous. Le film complet peut être emprunté à l’Infothèque de la HETS, pour un visionnement individuel dans un cadre privé uniquement.

« Grosses : recherche audiovisuelle sur la grossophobie »
Comment exprimer ce qu’est la grossophobie, du point de vue de femmes concernées, en expérimentant le médium audiovisuel ? Les deux réalisatrices étant elles-mêmes concernées, apparaissent et se mettent en scène, participant à l’objet de la recherche en tant que sujets et invitant d’autres femmes proches à s’exprimer, entre autres par le biais d’entretiens et de discussions. La recherche autour de l’image prend une place importante, une caractéristique physique étant le point de départ de la discrimination analysée. Le travail sur le visuel et l’esthétique permet de se voir et se faire apparaitre autrement, de jouer avec ces corps qui sortent un peu de la norme. C’est avant tout autour du plaisir, du respect et de la bienveillance que l’action est filmée. L’eau, l’art, les corps y sont représentés. L’expérience se veut aussi ludique, les rires et les sourires y sont présents malgré la gravité du sujet discuté. Les réalisatrices ont fait le choix de ne pas se présenter uniquement d’un point de vue de victimes, mais surtout en tant des femmes capables de se réapproprier la narration sur leurs corps et leurs vécus en tant que personnes grosses, ce qui leur permet de faire de cette stigmatisation une force de travail créative.