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Espoirs et déconvenues autour de la mixité

Par Sophie Rodari et Marie Anderfuhren , paru sur REISO:

Dans son acception la plus large, la mixité renvoie à la distinction entre groupes sociaux et au fait que malgré cette distinction, ils seraient en situation de se côtoyer, de réaliser des activités communes, de vivre ensemble. Quand elle se réfère aux femmes et aux hommes, la mixité est alors comprise comme « la coprésence des deux sexes dans un même espace social » (Zaïdman, 1992). On la croit globalement établie dans la plupart des sphères de la vie sociale, surévaluant largement sa réalité.

Le terme apparaît dans les années 1950 dans le contexte scolaire français où la réunion des deux sexes dans une même classe est perçue comme une manifestation concrète de l’idéal politique d’égalité entre femmes et hommes de l’époque. Dès les années 1970, elle se généralise à d’autres contextes sociaux, l’emploi et la politique notamment. Ainsi, on la considère comme le corollaire d’une égalité entre femmes et hommes qui serait elle-même largement acquise. Le but de cet article est de discuter cette notion afin d’en préciser les contours d’une part et d’autre part d’éclairer ses liens avec l’égalité et la diversité, deux autres notions auxquelles elle est fréquemment associée.

Premièrement, la mixité telle que définie par Claude Zaïdman invite à une réflexion sur les chiffres et sur les seuils pour en rendre compte. Quand est-ce qu’une profession, un lieu de décision est mixte ? Le fait d’établir des seuils pour considérer par exemple une profession comme mixte repose sur le fait que la mixité est considérée uniquement comme un espace social où se côtoient des individus des deux sexes. Or, si l’on considère que la mixité relève d’un processus dynamique, elle renvoie alors à des questionnements autour de sa diffusion dans l’espace social et à la transition entre des espaces ségrégués et des espaces mixtes. Dans cette perspective, la mixité a été considérée comme un levier de l’égalité entre femmes et hommes.

Retrouvez la totalité de cet article sur le lien suivant: http://www.reiso.org/spip.php?article5403

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