Depuis que j’ai pris mes fonctions de directrice générale en novembre 2023, je me réjouis chaque semaine de constater à quel point les six hautes écoles qui composent la HES-SO Genève préparent l’avenir. J’ai en particulier pu prendre la mesure dont la HEdS s’organise pour relever les défis de demain. Et cette anticipation se lit à de nombreux niveaux.
Avec cette rentrée académique débute le cursus à temps partiel en Soins infirmiers, Bachelor qui se décline désormais soit en trois ans (pour la formation à temps plein), soit en quatre ou cinq ans (pour la formation à temps partiel). Cet élargissement de la palette des possibles incarne la volonté de s’adapter à la demande de la collectivité en permettant à un public plus large d’entreprendre cette formation menant à une profession aujourd’hui très recherchée, et qui le sera encore davantage demain.
Les besoins en termes de santé appelant des réponses toujours plus ajustées aux situation, l’interdisciplinarité et l’interprofessionnalité sont – et seront – toujours plus nécessaires pour offrir des soins et des prises en charge de qualité. Les nombreuses collaborations inter filières, mais aussi avec les autres écoles HES et avec les partenaires académiques et du terrain en sont l’expression. Les exemples sont foison et on les retrouve autant dans le champ de la formation (Bachelor, Master et formation continue) qu’en recherche appliquée et en prestations de service.
Troisième exemple : la santé digitale, thématique abordée dans cette édition et dans laquelle la HEdS est très impliquée. Il est indéniable que ce domaine gagnera encore en importance et, là aussi, la haute école prépare le futur : volonté de l’intégrer dans les nouveaux plans d’études des Bachelors, organisation de modules de formation continue (p.ex. autour de méthodes d’évaluation pour l’utilisation des applications mobiles de santé) ou lancement de projets de recherche, à l’image du développement d’une aide à la décision concernant l’évaluation des plaies basée notamment sur l’intelligence artificielle.
Ces diverses manières d’anticiper les défis de demain passent par l’innovation, facteur essentiel toutefois à double tranchant, en particulier dans les domaines concernant de près l’être humain.
L’innovation ne doit jamais être une fin en soi, mais un moteur visant à offrir à chaque personne la meilleure prise en charge et les meilleurs soins possibles. Elle doit permettre la prise en compte des besoins de tous les publics, dans leur diversité individuelle et collective. Et lorsqu’elle débouche sur une plus grande efficacité, le gain de temps engendré doit être rendu au relationnel afin que la personne soit véritablement au cœur de l’acte thérapeutique.
Préparer le futur, c’est aussi faire en sorte qu’innovation rime avec plus grande humanisation.