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Le montage cinématographique et ses effets
Le montage est un des instruments privilégiés du cinéma pour orienter l'attention et les émotions des spectateur·trice·s. Alfred Hitchcock en convenait, lui qui se définissait comme un directeur de spectateur·trice·s avant d'être un directeur d'acteur·trice·s. Cette série de conférences revient sur plusieurs expériences et théories liées à ces effets produits par le montage, qu'il s'agisse de la manipulation des esprits à travers les images subliminales, des découvertes du théoricien russe Lev Koulechov sur le sens qui se dégage de l'interaction des plans, et enfin sur la technique contemporaine de l'oculométrie, qui détermine où le regard se pose dans une image.
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Séquences sonores, narratives, performatives et spatiales
Ces conférences mettent en évidence la dimension physique et matérielle du montage dans divers contextes hors du cinéma. À travers la composition musicale, le théâtre, l'architecture ou la création littéraire, le montage peut occuper autant le rôle de technique que celui de sujet ou métadiscours. Il révèle alors ses coutures dans ces transpositions hors du champ de l'image en mouvement.
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Politique et esthétique du montage cinématographique
À contre-courant du déluge d'images, certaines formes de montage, de compilation et de mise en espace permettent de s'engager de manière critique dans les images. Doreen Mende revient sur les approches de monteuses soviétiques et de l'artiste Harun Farocki qui se sont illustrés dans cette « nouvelle pédagogie des images » émancipatrice, tandis que Claire Atherton évoque les installations de films de Chantal Akerman et qu'Olivier Zuchuat s'intéresse à la construction interne des plans de Roy Andersson, conçus comme des tableaux.
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Juxtapositions et hyperliens
Cette série de conférences approche la notion de montage dans des arts et activités voisines du cinéma comme les nouveaux médias, les jeux vidéos ou la bande dessinée. S'affranchissant du cinémacentrisme, Frederik Peeters défend la position que le montage en bande dessinée se fait dans la tête du lecteur·trice, tandis que Selim Krichane marque aussi la différence du jeu vidéo comme art de l'immersion avant tout. Les cultures numériques témoignent pour leur part d'un montage qui échappe à la figure singulière, devenant collectif chez les fans detective qui intéressent Chloé Galibert-Laîné, voire automatisé par des algorithmes selon les recherches de Nicolas Nova.