HES-SO Genève

Événement : En route pour la sobriété numérique ?

Bannière en route pour la sobriété numérique ?

Bienvenue à la journée dédiée au numérique durable et responsable !

Le 11 octobre prochain, participez à deux conférences et deux tables rondes avec des intervenant·e·s qui comptent parmi les meilleur·e·s expert·e·s francophones du domaine.
 

L’objectif de cet événement est double :

  • mettre un coup de projecteur sur une thématique cruciale pour nos sociétés contemporaines, en améliorer la compréhension de ses enjeux les plus saillants, et susciter une discussion et un mouvement pour son intégration dans les stratégies numériques des organisations ;
  • nous concentrer sur la mise en place de pratiques et de politiques dédiées au numérique responsable dans les établissements d’enseignement supérieur et de réfléchir à ce qu’il est possible de faire tant du point de vue des infrastructures que des enseignements. 

Cette journée permettra à l’ensemble des actrices et acteurs de la HES-SO Genève d’en savoir plus sur cette thématique de plus en plus importante.

L’événement est également ouvert au grand public et il sera possible de le suivre en présentiel (nombre de places limitées) mais aussi dans son intégralité en ligne !

 

Date : 11 octobre 2022

Lieu : HEPIA (Rue de la Prairie 4, 1202 Genève) & en ligne

 

Bannière programme

 

 

 

 

 

 

Introduction

Aurélien Fiévez

Responsable du bureau de la stratégie numérique de la HES-SO Genève

Thomas Perrot

Maître d’enseignement en humanités à HEPIA – Genève

 

 

 

Conférence d’introduction : Xavier Verne (Shift Project)

Sobriété numérique : un horizon inaccessible ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1ère table ronde : Les défis de la sobriété numérique

Animation : Thomas Perrot (HEPIA – Genève)

 

Agnès Crépet (Fairphone)

Pour une industrie électronique durable, responsable et équitable

Clément Marquet (Mines Paris – PSL)

Villes et territoires à l’épreuve des data centers

Nicolas Nova (HEAD – Genève)

Usages et réparation des smartphones : du soin des objets à la sobriété

Amael Parreaux-Ey (Resilio) :

Comment les entreprises et les services publics s’emparent-ils du numérique responsable ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2ème table ronde : Et dans l’enseignement supérieur et la recherche ? : infrastructures et contenus de formation pour un monde numérique durable

Animation : Nicolas Nova (HEAD – Genève)

 

Sophie Quinton (INRIA)

Sciences, environnements et sociétés à l’Inria et au-delà

Aurore Nembrini (EPFL)

Les défis du numérique responsable à l’EPFL

Valérie Moreau (consultante)

L’expérience du Collectif Ingénierie Soutenable à l’Université de Technologie de Compiègne

 

+2 autres contributions au débat en vidéo ici même (à venir très bientôt!)

 

Alexandre Monnin (ESC Clermont Business School)

Hériter du numérique et penser la dénumérisation

Stéphane Crozat (Université de Technologie de Compiègne)

Le cours « Low-technicisation et numérique » à l’Université de Technologie de Compiègne et à l’Université populaire du Libre (UPLOAD)

 

 

Conférence de clôture : Fabrice Flipo (Institut Mines-Telecom)

L’impératif de la sobriété numérique

Toute la journée, la librairie Fahrenheit 451 tiendra une table d’ouvrages récents sur le numérique durable et l’écologie.

 

   

 

Pour le personnel de la HES-SO Genève uniquement, Xavier Verne, Valérie Moreau et Céline Carle-Faye (Resilio), animeront chacun·e une Fresque du numérique , atelier participatif et ludique qui permet de se former aux enjeux environnementaux du numérique.

Ces ateliers auront lieu à HEPIA le lendemain de la conférence, le mercredi 12 octobre, de 9h à 12h. Inscrivez-vous vite ici car les places sont limitées !

 

 

 

Xavier Verne est ingénieur Télécom, diplômé de Télécom Paris et de Polytechnique Montréal, agrégé de mathématiques et actuellement directeur au numérique responsable à la SNCF. En 2009, il est tombé dans la "marmite Jancovici " et est devenu membre actif du laboratoire d’idées The Shift Project qui lutte pour l’atténuation du changement climatique et la réduction de la dépendance de l’économie aux énergies fossiles. Une des contributions importante du Shift ces dernières années a été de mettre les impacts environnementaux du numérique à l’agenda politique et médiatique à travers différents rapports qui ont fait date et dont Xavier a été l’un des coauteurs : Pour une sobriété numérique (2018), Déployer la sobriété numérique (2020) et Impact environnemental du numérique : tendances à 5 et gouvernance de la 5G (2021).

 

Agnès Crépet est impliquée depuis des années dans des projets qui contribuent à construire un numérique éthique et au service de causes sociales et environnementales. Elle est aujourd’hui responsable de la longévité logicielle et de l’IT chez Fairphone, la première entreprise à avoir mis sur le marché un smartphone modulaire, réparable, et intégrant pour sa fabrication les principes du commerce équitable. Agnès est aussi co-fondatrice de l’entreprise Ninja Squad et de la conférence MiXiT qui promeut l’éthique et la diversité dans le monde de la Tech. Depuis 2010, elle fait partie de l’équipe dirigeante de l’association Duchess France dont l’objectif est de défendre et valoriser les développeuses et les femmes avec des profils techniques.

 

Clément Marquet est assistant de recherche en sciences, techniques et sociétés au Centre de Sociologie de l’Innovation (CSI) de Mines Paris – PSL. Ses travaux de thèse et de postdoctorat ont porté sur les infrastructures numériques (data centers, câbles sous-marins de télécommunication), leurs rôles dans l’aménagement du territoire, leurs conséquences environnementales et les controverses qu’elles peuvent susciter à différentes échelles. Ses recherches récentes s’intéressent aux enjeux politiques et économiques de la mise en chiffre de l’empreinte environnementale du numérique. Clément co-anime le groupe de travail "Politiques environnementales du numérique " du Centre Internet & Société (CNRS) et est notamment l’auteur de "Ce nuage que je ne saurais voir. Promouvoir, contester et réguler les data centers à Plaine Commune " (Tracés, 2018) et avec Guillaume Carnino de "Les data centers enfoncent le cloud : enjeux politiques et impacts environnementaux d’Internet " (Zilsel, 2018).

 

Nicolas Nova est Professeur HES ordinaire à la Haute école d’art et de design (HEAD Genève) et chercheur associé au médialab de SciencesPo Paris. Avec un point de vue anthropologique, il enseigne et fait des recherches sur la compréhension et le devenir des cultures numériques. Il est également co-fondateur du Near Future Laboratory, une agence de prospective impliquée dans des projets de design fiction et est notamment l’auteur de Smartphones. Une enquête anthropologique (Métis Presses, 2020), avec Anaïs Bloch de Dr. Smartphones : an ethnography of mobile phone repair shops (IDPure éditions, 2020) et tout récemment avec Laurence Allard et Alexandre Monnin de Écologies du smartphone (Le Bord de l’eau, 2022).

 

Amael Parreaux-Ey est Chief Executive Officer chez Resilio qui accompagne entreprises et organisations publiques vers la sobriété numérique. D’abord auteur d’une étude pionnière sur l’impact environnemental du numérique à l’EPFL, il est ensuite intervenu avec son équipe pour des missions similaires à l’Université de Lausanne, pour la Ville de Lausanne ou le Canton de Vaud. En pleine ascension, Resilio est aujourd’hui soutenue par l’EPFL à travers les dispositifs d’aide aux start-ups EPFL Changemakers et Blaze et s’engage pour une transformation numérique responsable en se spécialisant dans l’analyse environnementale du numérique et l’éco-conception qui en découle.

 

Sophie Quinton est chargée de recherche en informatique à l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), à Grenoble. Experte en vérification de systèmes embarqués, proche de la R&D dans l’industrie automobile, l’urgence écologique l’a amenée à prendre du recul sur ses activités de recherche, et plus généralement sur le rôle des chercheurs et chercheuses dans notre société. Elle s’intéresse désormais aux impacts environnementaux du numérique, en étudiant notamment les méthodes d’estimation du potentiel des technologies numériques pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle est chargée de mission "Sciences, environnements, sociétés" à l’Inria Grenoble, où elle a monté avec Éric Tannier les ateliers SEnS qui ont pour objectifs d’ouvrir un espace de discussion sur les impacts sociaux et environnementaux de la recherche scientifique. Elle est également co-animatrice du groupe de travail "Politiques environnementales du numérique " du Centre Internet & Société (CNRS) et membre du réseau de recherche EcoInfo.

 

Aurore Nembrini est ingénieure EPFL en environnement. Elle dispose d’une expérience professionnelle diversifiée, en Suisse et au Canada, dans les secteurs privés, publics et académiques. Elle occupe actuellement le poste de responsable des opérations au sein de l’unité durabilité de l’EPFL. Dans ce contexte, elle pilote les premiers pas de l’EPFL vers le numérique responsable. Elle a notamment mené en 2021 une campagne de sensibilisation sur les enjeux socio-environnementaux du numérique, en collaboration avec l’État de Vaud.

 

Valérie Moreau : Après avoir travaillé en tant qu’ingénieur pendant 9 ans, Valérie devient enseignante-chercheuse à l’Université de Technologie de Compiègne en 2008. Elle y est responsable des relations formations-entreprises puis se consacre à la transformation de l’établissement pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans les formations, en co-animant notamment le Collectif Ingénierie Soutenable. Outre ses enseignements dans le domaine du management industriel, elle intervient dans différents cadres pour des activités de formation/sensibilisation aux enjeux environnementaux : la Fresque du climat , la Fresque de la biodiversité, 2tonnes, la Fresque du numérique, The Big Conf, la Fresque des low-techs, etc. Sous le nom de Valem, Valérie se consacre en parallèle à la sculpture qui en septembre 2022 devient son activité principale. Elle poursuit cependant son engagement socio-écologique en continuant à partager ses connaissances auprès d’organisations publiques et privées et du grand public.

 

Alexandre Monnin est philosophe, directeur scientifique d’Origens Media Lab, un laboratoire indépendant consacré aux enjeux de l’Anthropocène, et cofondateur de l’initiative Closing Worlds. Il est également enseignant-chercheur à l’ESC Clermont Business School où il dirige le Master of Science "Strategy & Design for the Anthropocene ", porté conjointement avec Strate École de Design à Lyon. Ses travaux ont porté sur la philosophie du Web et plus récemment sur la redirection écologique, courant qu’il a initié avec Diego Landivar et Emmanuel Bonnet. Avec ces derniers, il est l’auteur de Héritage et Fermeture. Une écologie du démantèlement (Divergences, 2021) et avec Laurence Allard et Nicolas Nova de Écologies du smartphone (Le Bord de l’eau, 2022). Un nouvel ouvrage aux Éditions Divergences – Politiser le renoncement – sortira en novembre prochain.

 

Stéphane Crozat est enseignant-chercheur à l’Université de technologie de Compiègne (UTC), membre de Framasoft, de Picasoft qui promeuvent le logiciel libre, et de l’association Scenari destinée à soutenir la suite logicielle du même nom et dont il est l’un des co-concepteur. Au sein du laboratoire de recherche Costech (UTC), il s’intéresse aux relations entre homme, technique et société. Il anime des formations ouvertes sur le site librecours.net et publie ses travaux sur aswemay.fr. Ses préoccupations actuelles le conduisent à questionner les relations entre technologie et écologie et en particulier à animer un cours intitulé "Low-technicisation et numérique ". Il a publié deux romans : Traces (Framabook, 2016), et Les Libres (C&F Éditions, 2022).

 

Fabrice Flipo est ingénieur, philosophe, spécialiste des questions de transition écologique et sociale. Il enseigne à l’Institut Mines-Télécom et est rattaché au Laboratoire de changement social et politique (LCSP) de l’Université Paris Cité. Il est l’auteur de plus de quinze livres et est l’un des pionniers de l’étude des aspects environnementaux du numérique. Parmi ses ouvrages récents : La numérisation du monde : un désastre écologique (L’échappée, 2021), L’impératif de la sobriété numérique. L’enjeu des modes de vie (Matériologiques, 2020), Les grandes idées politiques contemporaines (Bréal, 2017) et Pour une philosophie politique écologiste (Textuel, 2014).