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Grâce à la HEG-Genève, l’ensemble de la HES-SO va bénéficier d’un outil qui permet d’évaluer les connaissances en durabilité des étudiantes et étudiants. Une démarche pour mieux se positionner tant d’un point de vue académique que professionnel.

« Pour former à la durabilité, il est utile d’évaluer le socle de connaissances sur lequel on s’appuie, » explique Astrid Dauverné, responsable de la filière International business management (IBM) de la HEG-Genève. C’est sur les médias sociaux que cette enseignante a découvert qu’il existe un test en ligne – The Assessment of Sustainability Knowledge ou TASK – pour évaluer l’ensemble des connaissances liées à la durabilité. L’idée d’en faire bénéficier les personnes du Bachelor était une évidence dans la mesure où le nouveau plan d’étude de la filière prévoit justement d’introduire la durabilité de façon transversale. « Intéressée par cette thématique, j’avais pris conscience que pour l’aborder dans le cadre de l’enseignement, il faudrait changer nos habitudes tant sur le fond que sur la forme. TASK constitue une partie de la solution. »

La prise de contact avec l’entreprise ayant développé cet outil d’évaluation des connaissances en durabilité est tombée à pic. En effet, avec son approche basée sur les Objectifs du développement durable (ODD) de l’ONU, les limites planétaires, ainsi que le modèle du Doughnut Economique, la société française cherchait à se développer à l’international. Le cursus en anglais de la filière IBM était l’occasion de tester la plateforme d’évaluation dans cette langue.

Tout au long du cycle de formation

A l’interne, Astrid Dauverné a sollicité le rectorat de la HES-SO dans le cadre du projet Former pour transformer qui vise à intégrer la durabilité dans l’enseignement. « Grâce à leur soutien financier, nous avons pu créer un pilote qui incluait non seulement l’achat des licences, mais aussi les heures de coaching et de formation nécessaires à l’intégration dans les enseignements, se félicite la responsable de la filière. Dans le nouveau plan d’étude, l’ambition est de proposer une approche systémique. C’est pourquoi, nous proposons aux premières années un test plus bref afin de leur permettre de prendre conscience de l’étendue du sujet et de leurs lacunes, tout en identifiant leurs centres d’intérêt. Ensuite, en fin de cursus, l’évaluation complète permet de faire un état des lieux des connaissances en durabilité à l’issue de formation. »

Evaluation des connaissances en durabilité via TASK

Généraliste, le test évalue les connaissances autant sous l’angle sociétal qu’environnemental, ainsi que les leviers d’action possible. C’est ce caractère transversal qui a incité le rectorat à proposer ce dispositif à l’ensemble des Hautes écoles de Suisse occidentale. En effet, leur catalogue de formations va de l’ingénierie aux métiers de la santé en passant par le management. En outre, cet outil permet de faire un suivi dans le temps des différentes volées pour mesurer l’impact des enseignements.

Des compétences professionnelles

Au-delà de l’enseignement, les connaissances en lien avec la durabilité se traduisent aussi en termes de compétences professionnelles. « La valeur ajoutée pour les étudiantes et les étudiants est aussi de pouvoir faire figurer les résultats de cette évaluation sur leur CV ou de les faire valoir lors d’un entretien d’embauche, » précise Astrid Dauverné. Dans le futur, cette ouverture vers le monde du travail pourrait aussi se traduire par l’utilisation de la plateforme d’évaluation dans le cadre de la formation continue de la HEG-Genève, qui propose des contenus spécifiquement en lien avec la durabilité, telles que le DAS en Management durable, ou le DAS en Systèmes de gouvernance responsable.

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