retour au sommaire du Dossier #19

S’appuyant sur son approche climaticiste, l’architecte et initiateur de ce programme de conférences Philippe Rahm, conclut ce cycle en rappelant les défis actuels pour la création. Il insiste sur l’importance de prendre en compte le réchauffement climatique dans la culture et de s’organiser pour l’estomper en donnant la priorité à un cadre de pensée et d'action matérielle et pratique. Réengager le principe dialectique du matérialisme historique l’amène à imaginer le scénario, peut être inévitable, d’un style culturel de l’anthropocène, où les films seraient tournés à la bougie, afin que les projecteurs consomment moins d’électricité lors des séances, où la danse contemporaine serait moins acrobatique afin de limiter la consommation en nourriture des performeur·euses, et où les designers et architectes inventeraient des objets aux composants qui limitent les pertes de chaleur en hiver et nous maintiennent au frais en été.

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S’appuyant sur ses fameux schémas thermiques, l’architecte et initiateur de ce programme de conférences Philippe Rahm, conclut ce cycle en rappelant les défis actuels pour la création. Il insiste sur l’importance d’envisager le réchauffement climatique et de s’organiser pour l’estomper en donnant la priorité à un cadre matérialiste de réflexion. Cette doctrine l’amène à imaginer le scénario d’un style culturel de l’anthropocène, où les films seraient tournés à la bougie, afin que les projecteurs consomment moins d’électricité lors des séances, où la danse contemporaine serait moins acrobatique afin de limiter la consommation en nourriture des performeur·euses, et où les designers inventeraient des chaises surélevées pour nous faire grimper au plafond afin d’y capter la chaleur convective en hiver.