browse summary of Issue #5
For most of us nowadays, taking a photograph usually consists of tapping a smartphone screen, setting off a series of operations which lead to a ready-to-share image for social media. The angle, framing and even retouching are carried out automatically by multiple processes which mobilise the complex resources of the smartphone – a pocket-sized computer in its own right – without us even noticing. Through an imaginary exhibition catalogue, Tammara Leites’ thesis deals with how digital automatisation techniques are occupying an ever-growing space in the mainstream use of photography. By combining an historical viewpoint to the selection of a series of art projects which explore the vernacular dimension of photography, Leites interrogates the ways in which the delegation to automatic features has shaped both usage and content.
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Master thesis – Tammara Leites, 2020

  Pour la plupart d’entre nous de nos jours, prendre une photo consiste le plus souvent à toucher l’écran d’un smartphone pour déclencher toute une série d’opérations qui débouchent sur une image prête à circuler sur les réseaux. La prise de vue, le recadrage, et la retouche elle-même sont effectués automatiquement par de multiples processus qui nous échappent, et qui mobilisent les ressources complexes de cet ordinateur de poche que sont devenus les téléphones. Au travers d’un catalogue d’une exposition imaginaire, le mémoire de Tammara Leites aborde la place croissante jouée par les techniques numériques d’automatisation dans les usages populaires de la photographie. En combinant un point de vue historique à la sélection d’une série de projets d’artistes qui explorent cette dimension vernaculaire de la photo, son autrice interroge les manières dont cette délégation aux fonctionnalités automatiques a configuré les usages et les contenus. Sur la base de quatre chapitres, liés aux espaces de cette exposition fictive, Leites revisite les notions d’ouverture, d’exposition, de timelapse et de mise au point ; montrant ainsi comment chacune de ces composantes essentielles de la prise de vue s’est trouvée reconfigurée au fil du temps. Ce faisant, son mémoire conclut sur une étape ultérieure, proposée par la théoricienne des médias Johanna Zylinska sous le nom de «photographie non humaine», et qui correspond à la production massive d’images par des machines, des caméras de surveillance aux véhicules autonomes en passant par les robots de compagnie. Nicolas Nova