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In 1935, during French colonialism in Maghreb, the Franco-British moviemaker Edmond Thonger Gréville finished his movie Princess Tam Tam, starring Joséphine Baker as a poor young Tunisian woman named Aouïna. In the movie, Max de Mirecourt, a French writer bored with the Parisian life he is leading with his wife Lucie, moves to Tunisia where he meets Aouïna. An ambiguous relationship begins to develop between them. Max, in the role of the coloniser, chooses Aouïa as the heroine of his new novel. Aouïna plays a double role, personifying both the colonised and the Princess from far-off Africa. Amandine Lécuyer’s Space and communication Master’s thesis Face à face is based on the comparative study of the female dancers’ synchronised and syncopated rhythms in Princess Tam Tam. The dances reveal a political dimension, which comes to life in the movements of both the synchronised dancers and Anouïna: from the exploitation and androcentrised representation of the female body to colonialism and hierarchisation. An interview with Lécuyer introduces the Master’s thesis.
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Master Thesis – Amandine Lécuyer

  ISSUE : D’où vient le questionnement à l’origine de votre mémoire ? Amandine Lécuyer : Dès le début de ma recherche, j’avais l’intention et l’envie de travailler sur la notion de rythme corporel et de rythme musical. Je souhaitais explorer le lien politique et social sous-jacent à ces deux notions. J’ai choisi d’axer mes recherches sur la période des années 1920-1930, car à cette époque, deux types de danses s’opposaient : la danse synchronisée et les danses dites syncopées. J’ai pensé que la confrontation entre ces deux danses pourrait constituer une base de recherche intéressante et originale. Puis, au cours de mes recherches j’ai eu la chance de trouver le film Princesse Tam Tam, réalisé en 1936, par le réalisateur franco-britannique Edmond Gréville. Une scène de ce film met en perspective la danse synchronisée face à la danse syncopée, qui est interprétée par Joséphine Baker, dans le rôle d’Aouina. Dès lors, ce film a constitué la base de mon mémoire. ISSUE : Comment cette recherche s’intègre-t-elle dans votre pratique de designer? A.L. : Dans cette recherche, il a été question d’explorer le personnage de Joséphine Baker, de découvrir ce qui se cache derrière son rythme corporel, et de comprendre les coulisses de son image. J’ai abordé ces notions avec une certaine distance, car, n’étant ni danseuse, ni musicienne, mon point de vue de jeune designer a été plus de l’ordre du spatial et de la scénographie. Ce double regard fait écho à mon projet de diplôme, intitulé Space is the movie, dans lequel je mets en lien la performance théâtrale sur scène avec les coulisses de la production d’un film. Space is the movie est un événement performatif pendant lequel les spectateurs assistent à la production d’un film en direct. Ils sont plongés dans un espace qui explore la dualité de ce qui est montré et caché, sur scène et dans les coulisses de la production d’un film.