browse summary of Issue #5
This 2020 Media Design Master’s thesis is dedicated to the design space for Arabic letter-forms in motion. It is an excellent introduction to the subject, which François Harik tackles from the angle of technology, while pointing out that the question itself cannot be dissociated from political and cultural concerns. Harik’s thesis begins with a very well-documented state of the art. This shows the paramount importance, in the digital context, of matters such as the sources of Arabic typography in handwriting, the framework typography has fixed for and in Western European languages, and the non-Latin writing systems’ standardisation and harmonisation processes. Harik then reminds us of the lines of enquiry currently being followed by designers: for instance how to breach typographical codes so as to make full use of computer graphics potential, or now to reinterpret Arabic calligraphy’s guiding principles in the digital type design space. By taking a closer look at recent research done on temporal typography, François Harik then focuses on Arabic letter-forms but in the field of motion design. And thus he puts forward the problem he faces in that field: how to set Arabic letter-forms in motion and how to represent them if these are fixed and limited by the existing type design space and the rules it implies? Harik’s thesis is introduced by Daniel Sciboz, lecturer and tutor in the Media Design Master at HEAD – Genève.
  • A
  • A
[missing img]

<em>Arabic letter-forms in motion</em>, Master Thesis, François Harik, 2020

  Ce mémoire est consacré à la question des formes en mouvement de la typographie arabe. Il offre une excellente entrée en matière sur ce sujet que François Harik aborde sous l’angle de la technologie, en montrant qu’il ne peut toutefois pas être dissocié d’enjeux politiques et culturels. François Harik fait un état de l’art très documenté de ces enjeux: sources de la typographie arabe dans l’écriture manuscrite, espace de référence fixé pour et dans les langues d’Europe occidentale, procédés d’harmonisation et de standardisation des systèmes d’écriture notamment. La première partie permet ainsi de prendre la mesure d’une problématique d’une grande importance dans le contexte numérique. L’auteur rappelle aussi quelles pistes de réflexion et de recherche sur ces enjeux sont ouvertes actuellement par des designers : rupture avec les codes de la typographie afin d’utiliser à plein le potentiel graphique de la technologie ou recours à l’interprétation de lignes directrices de la calligraphie Arabe à partir des sources par exemple. Le propos est ensuite recentré sur les formes « temporelles » de la typographie arabe qui apparaissent dans le champ encore peu étudié du motion design. François Harik pose ainsi le problème auquel il fait face dans sa pratique de designer. Comment représenter les formes dynamiques de l’écriture arabe si celles-ci sont figées et que leur mouvement est limité par l’espace typographique et les règles qu’il impose ? L’analyse de deux typologies récemment publiées lui permet de souligner des différences de forme et de structure entre les alphabets latin et arabe. Il y trouve également des catégories d’événements simples et des comportements plus complexes adaptés à l’écriture arabe qui peuvent être appliqués à la typographie et distribués dans le temps lors de la conception de séquences d’images en mouvement. Certaines de ces séquences suivent ainsi le tracé du calligraphe ou sont produites par une transformation des lettres déclenchée lorsque deux traits se connectent dans la forme calligraphique. [video width="960" height="540" mp4="http://issue-journal.ch/wp-content/uploads/2020/06/Vision.mp4" poster="http://issue-journal.ch/wp-content/uploads/2020/06/SMIssue-image1.jpg" autoplay="true"][/video]   C’est entre ces voies de recherche que François Harik situe son travail pratique. Il développe ainsi, en dialogue avec des ingénieurs, des modules logiciels, pour le standard After Effects ou des technologies moins conventionnelles. Les résultats de ces recherches lui permettent de paramétrer des séquences d’animation plus conformes à l’esprit de la typographie arabe et à ses exigences actuelles. Il conçoit ainsi la typographie comme un espace ouvert à des disciplines pouvant aller de la calligraphie à la programmation informatique.