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Condensation de l'immatériel
Assembler. Tel est le mot d’ordre de Louis Henderson. Depuis treize années, l’artiste et cinéaste britannique construit une filmographie 2.0 en utilisant essentiellement l’univers foisonnant des images et sons en expansion issus d’internet, plus connus sous le nom de net found footage. À ce titre, ses textes et films protéiformes interrogent la matérialité d’internet avec une approche archéologique, tout en explorant des thématiques aussi variées que le politique, la sociologie et l’anthropologie. Plus singulièrement, Henderson s’attache à mettre en lumière la permanence des vestiges culturels en lien avec les passés coloniaux. Rencontre avec le cinéaste en amont de son intervention dans le cadre de l’atelier net found footage du Département cinéma en 2023.
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Les 1001 images d’un grand cerveau
« Le monde est déjà filmé, il s’agit de l’organiser » disait déjà Guy Debord dans La Société de Spectacle. Internet a rendu ce réservoir d’images disponible. Le cinéaste et critique français Jean-Sébastien Chauvin envisage dans cet article les pratiques de cinéastes, qui, plutôt que d’ajouter des images au monde, recyclent, dans un pratique volontairement non productive, ces traces d’évènements historiques ou ces fragments du quotidien trouvés sur internet. Les montages qu’ils ou elles en tirent (ré)articulent ce flot d’images, produisant des récits, souvent engagés, qui contrent la logique de spectacle aliénante dénoncée par Debord. Ce texte introduit un programme consacré au net found footage présenté au festival Entrevues de Belfort du 22 au 27 novembre 2022.
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Trois films des ateliers de net found footage
D’un fantasme éveillé par les emballages de slips masculins, à la quête de soi dans les tréfonds des réseaux sociaux, en passant par une recherche sur ses origines irakiennes, trois films créés dans le cadre des ateliers de net found footage dirigés par Caroline Poggi et Jonathan Vinel à la HEAD – Genève sont à découvrir ici.