Art.School.Differences

Art.School.Differences 

Photo prise dans le cadre du projet Art.School.Differences.

Responsable(s)

Partenaires & équipe

Philippe SANER ( Co-direction du projet), Zürcher Hochschule der Künste

Sophie Vögele (Co-direction du projet), Zürcher Hochschule der Künste

Pauline VESSERLI (Co-direction du projet), Haute école d'art et de design de Genève

Dora BORER, Zürcher Hochschule der Künste

Carmen MÖRSCH, Zürcher Hochschule der Künste

Anne-Catherine SUTERMEISTER, Haute école d'art et de design de Genève

Maëlle CORNUT (assistante du projet), HEM - Genève

2013 - 2015

Lien(s) associé(s)

Résumé du projet

Dans la recherche internationale, les hautes écoles d’art ont été décrites comme un secteur qui reste « l’apanage des privilégiés » et qui tend ainsi à reproduire les inégalités sociales. Diverses études montrent « à quel point l’étude des arts continue à être considérée comme un privilège avant tout réservé aux membres des strates instruites et aisées originaires d’Union européenne ». L’étude préliminaire Making Differences: Schweizer Kunsthochschulen, menée par l’Institute for Art Education, s’est attachée à analyser et vérifier la pertinence de ces thèses pour la Suisse grâce à des enquêtes quantitatives et qualitatives réalisées dans trois hautes écoles d’art (Berne, Genève et Zurich). L’étude a permis de dresser un tableau complexe et nuancé de l’intégration et de l’exclusion dans ce secteur spécifique de l’enseignement supérieur qui, loin de se contenter d’enseigner « l’art à une élite », crée et reproduit incontestablement des asymétries significatives et des exclusions.

Art.School.Differences est un projet de recherche transdisciplinaire basé sur ces conclusions et mené conjointement par trois hautes écoles d’art suisses, la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD), la Haute école de musique de Genève (HEM) et la Haute école des arts de Zurich (ZHdK). Son objectif est d’explorer de façon approfondie les différentes situations d’inégalité dans les hautes écoles d’art (en combinant les méthodes des sciences sociales et des sciences culturelles), de les comprendre et de les faire évoluer. Pour ce faire, il est tenu compte aussi bien de la transformation de l’institution que constitue la haute école d’art dans l’enseignement supérieur européen que des effets de la mondialisation et des migrations en matière d’intégration et d’exclusion.