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Alla Virtù della Sig. Maria Pignatelli

CD Alla Virtù della Sig. Maria Pignatelli - Unpublished italian baroque cantatas

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claves records

Être femme et musicienne dans l'Italie baroque , Alla virtù della signora Maria Pignatelli, projet de recherche HEM

Résumé

Pour ce disque, nous avons cherché à conserver l’identité du manuscrit notamment la prédominance musicale napolitaine. Ainsi figurent trois cantates de G.Porsile dont chacune présente une particularité musicale ou littéraire : l’évocation d’une tarentelle dans Ch’io t’adori oh mia Clori; une introduction instrumentale « à la française » dans Necessità di Fato, une référence au mythe d’Ariane dans Arianna infelice. En réponse à la souffrance d’Ariane et à son voeu de fidélité qui conclue la cantate de Porsile, nous avons isolé l’air d’une cantate de F. Mancini intitulée Non voglio più catene, voglio la libertà (je ne veux plus de chaines, je veux la liberté). De Mancini également, Va sospirando il core est l’une des cantates que l’on retrouve dans de multiples fonds. Cette multiplicité témoigne de la notoriété de certains airs à l’époque. A. Scarlatti apparait naturellement dans cette partie napolitaine du disque avec la cantate Lontananza non risana enregistrée avec une viole ténor. L’air final tiré de la cantate Se ti lascio amato bene pour violoncelle et voix, figure dans le manuscrit sous le nom du compositeur « Di Fiorenza ». Cependant, il s’agit d’une erreur d’attribution en faveur d’Alessandro Scarlatti, que nous avons pu mettre en lumière par nos recherches. Toutes ces cantates napolitaines ont été enregistrées sur un clavecin d’Augusto Bonza (1984) d’après Guarracino (facteur de clavecin napolitain du XVIIe).

Deux autres cantates du manuscrit ont retenu notre attention : celle du milanais Carlo Antonio Monza Poiché più dell’amore dont la musique vocale reste extrêmement peu connue. Malgré ses origines lombardes, la production musicale de Monza peut être retracée entre 1709 et 1724 jusqu’aux villes du centre et du sud de l’Italie. La cantate E che più far poss’io de Francesco Gasparini, l’un des plus importants compositeurs d’opéra italiens des trois premières décennies du XVIIIe siècle. Elles ont été enregistrées sur le clavecin historique de Paolo Corsi construit par Elpidio Gregori (Italie centrale) vers 1760.