Projets de recherches terminées

Accompagnement par hypnose lors de la tentative de version céphalique externe (VCE): une étude randomisée (2010-2013)

Cheffe de projet : Prof. Marie-Julia Guittier, Fil. Sages-femmes, Haute école de santé, Genève

Financement : Hôpitaux Universitaires de Genève et HEdS (projet interne)

Contact: Marie-Julia.Guittier@hesge.ch

Une Carrière dans la Santé, comment s'y prendre?
(CASA) (2è partie : 2010-2013)

Coordinatrice de projet: Prof. Claudine Badoux, fil. Soins infirmiers, Haute école de santé, Genève
Financement : OFFT

Contact: Claudine.Badoux@hesge.ch

Calorimètre indirect embarqué CALIND (2009-2012)

Prof. Jocelyne Depeyre, fil. Nutrition et Diététique, Haute école de santé, Genève
Chef de projet : Prof. Enrico M . Staderini, Haute école d’ingéniérie du canton de Vaud

Partenaires : HES Fribourg, Genève, ARC, Vaud et Valais
Financement : CALL HES-SO

Contact: Jocelyne.Depeyre@hesge.ch

La construction des partenariats de recherche en HES Santé et Travail social (2009-2011)

Prof. Laurence Seferdjeli, Haute école de santé, Genève
Co-requérante: Kim Stroumza, Haute école de travail social, Genève

Financement : Fonds stratégique HES-SO (projet interne)

Contact : Laurence.Seferdjeli@hesge.ch

Investissement subjectif et distance dans les métiers
de l’humain : comment les professionnels font-ils face à cette double injonction dans la gestion de leur activité ? (2007-2010)

Chef de projet : Kim Stroumza, Haute école de travail social, Genève;
Co-requérantes: Prof. Sylvie Mezzena, HETS et Laurence Seferdjeli, Haute école de santé, Genève
Partenaire de terrain: Alberto Ferri, Responsable pédagogique, Centre de jour de Thônex
Collaboration nationale: Janette Friedrich, Groupe de recherche Form'Action, FPSE, Université de Genève

Financement: FNS/DORE

Contact : Kim.Stroumza@hesge.ch

Comportements alimentaires, sevrage de substances psycho-actives et risque de rechute (2009-2011)

Prof. Maaike Kruseman, fil. Nutrition et Diététique, Haute école de santé, Genève
Partenaires: Prof. J.M Gaspoz, Dresse B. Broeers, Service de médecine de premier recours, HUG et Dr. Y. Kazaal, Service d’addictologie, HUG : Dr P. Gache, Service de médecine de premier recours, HUG

Financement : FNS/DORE

Contact : Maaike.Kruseman@hesge.ch

Maintien à domicile de personnes en phase palliative symptomatique : points de vue croisés des acteurs mobilisés (2007-2010)

Chef de projet : Prof. Murielle Pott, Institut Santé-Social, HES Valais
Co-requérante : Prof. Laurence Seferdjeli, Haute école de santé, Genève
Partenaires : Hôpital régional de Sion

Financement : FNS/DORE

Contact : Murielle.Pott@hesav.ch

Fidélité, validité et sensibilité d'une version française
du Wolf Motor Function test (WMFT) (2008-2011)

Elisabeth Bürge, Haute école de santé de Genève
André Berchtold, Haute Ecole de Gestion de Genève
Partenaire de terrain responsable:
Danièle Kupper, ergothérapeute cheffe, Hôpital Beau-Séjour, Genève
Autres partenaires de terrain:
Patricia Rey, ergothérapeute cheffe, Centre hospitalier site Fribourgeois, Fribourg
Dr méd Alexis Schnitzler, Service de Médecine Physique et de Réadaptation, Hôpital Raymond Poincaré, CHU, Versailles-St-Quentin, Garches, France

Financement: FNS/DORE

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Standards de qualité pour la restauration collective (2008-2011)

Raphael Reinert, Angéline Chatelan, filière Nutrition et diététique

Partenaires : S. Beer-Borst Sigrid, R. Heusser, K. Haas, S. Siegenthaler, M. Tecklenburg, Haute école spécialisée bernoise, section Santé, Ra&D Nutrition et diététique
C. Ryser, A. Hayer, Société Suisse de Nutrition SSN

Financement: HES-SO, HEdS, BFH, Fondation Vergottis

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 Parcours des femmes ayant eu une interruption de grossesse et points de vue des professionnels de la
santé et du social le cadre des nouvelles dispositions du Code pénal sur l’interruption de grossesse (art.11-120 CP, 02.06. 2002) en Suisse romande. (2004-2010)

Eliane Perrin Haute école de santé - Genève et Service d'accueil, urgences et liaisons psychiatriques, Dép. de Psychiatrie, HUG
Marianne Berthoud, Anne Dupanloup, Béatrice Cordonier, Martine Amstalden, Haute école de santé - Genève
Andreina D'Onofrio, Haute école de santé Arc (Delémont, Neuchâtel)
Murielle Pott, Haute Ecole Valaisanne Santé-Social
Patricia Dumont, Service d'accueil, urgences et liaisons psychiatriques, Dép. de Psychiatrie, HUG
Nadia Pasquier, Service des consultations de planning familial et de grossesse, PROFA, Lausanne, VD
Danielle Wyss, Conseillère en Planning familial (Maternité et Unité de Médecine Santé des Adolescents), DGO – UMSA, CHUV
Claudia Coste, Planning Familial et Centre de consultation en matière de grossesse de La Chaux-de-Fonds et du Locle
Dorette Fert, Centre d'information familiale (CIFERN), HUG
Manuelle Fracheboud, Fédération des SIPE, Centre de Monthey, VD
Nadia Hugli, Planning Familial et Centre de consultation en matière de grossesse de Neuchâtel
Marie Perriard, Centre de planning familial, Fribourg
Gilberte Voide-Crettenand, Fédération des SIPE, Centre de Sion, VS
Ursula Yersin, Centre Jurassien du Planning Familial, Delémont, Jura
Dr Francesco Bianchi-Demicheli, Consultation de gynécologie psychosomatique et de sexologie, Service d'accueil, urgences et liaisons psychiatriques, Dép. de Psychiatrie et Unité d'endocrinologie gynécologique et de la médecine de reproduction, Département de Gynécologie et Obstétrique, HUG
Dr Saira-Christine Renteria, Gynécologie pédiatrique et de l'adolescence, Psychosomatique gynécologique, DGO – UMSA, CHUV
Dr David Stucki, Médecin-chef, Service de gynécologie et d’obstétrique, Hôpital cantonal de Fribourg
Sandrine Tornare, juriste
Prof. Margareta Baddeley, Département de Droit civil, Faculté de Droit, Université de Genève

Financement: DORE 13DPD3-108465 et RéSaR (complément, novembre 05)

Partenaire : Fondation PLANeS, organisme faîtier des Plannings familiaux de Suisse.

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Analyse sociologique de l’usage de médicaments psychotropes chez les jeunes. Etude exploratoire
auprès des professionnels de santé mentale et des jeunes

Philippe Longchamp, Haute école de santé - Genève

Financement : Projet interne RéSaR - Fonds stratégique HES-SO

Durée de l’étude : septembre 2008 - août 2009

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Conditions médico-légales et obstacles à la reconnaissance des maladies professionnelles: le cas
des troubles musculo-squelettiques (TMS) (2007)

Cristina Ferreira, Haute école de santé - Genève
Co-requérantes:
Danièle Lanza, Haute école de santé - Genève
Béatrice Despland, Haute Ecole Cantonale Vaudoise de la Santé

Financement: Fonds stratégique HES-SO
Collaborateur scientifique: Arnaud Frauenfelder, Département de sociologie, Université de Genève
Financement : Projet interne RéSaR - Fonds stratégique HES-SO.

Durée de l’étude : avril 2008 – août 2009

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Une Carrière dans la Santé - Comment s’y prendre ? (2006-2009)

Claudine Badoux, Haute école de santé - Genève ; Christiane Fahrni, Haute école de santé Arc, Patricia Dupuis, Haute école cantonale vaudoise de la santé ; Mercedes Meugnier-Cuenca Haute école valaisanne –santé-social ; Nicole Nadot Gahnem, Haute école de santé, Fribourg.

Projet cofinancé par la HES-SO et par l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT).

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Étude d’une action de prévention visant à sensibiliser
un public de festivaliers aux liens entre alcool et conduite motorisée (2007-2009)

Financement : Fonds stratégique HES-SO, Réseau RECSS et partenaires

Laurence Séchaud, Professeure, Haute école de santé - Genève
Olivier Duperrex, Chargé d'enseignement suppl., Institut de Médecine Sociale et Préventive, Genève

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Exigences légales concernant le dossier clinique des physiothérapeutes en Suisse. Situation au plan cantonal et national. (2007-2009)

Legal requirements of clinical recordings contents for physiotherapists and allied health professions in Switzerland. Cantonal & national status for physiotherapists with international comparison (2007-2009)

Christophe Richoz, Filière Physiothérapie, Haute école de santé - Genève
Co-requérant Jacques Dunand, responsable de la filière Physiothérapie, Haute école de santé - Genève

Financement: Fonds stratégique HES-SO (RéSaR)

Universités référentes pour les guidelines à l’étranger :
University of South Australia
Université McGill de Montréal

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Evaluation des apports énergétiques en
micronutriments, en nutriments antioxydants au cours
du support nutritionnel chez l’enfant sévèrement malade sous assistance respiratoire (2006-2009)

Jocelyne Depeyre, Haute école de santé - Genève

Partenaires : Dr. Jacques Cotting, soins intensifs de pédiatrie ; Marie-Odile Ranson, nutrition clinique, CHUV, Lausanne.

Financement : Fonds DORE/FNS 13DPD3-114074 et partenaires

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Etude de l’opportunité de la création d’une plate-forme
de recherche clinique dans les filières santé de la HES-SO (2005-2009)

Jocelyne Depeyre, Christophe Richoz, Haute école de santé - Genève

Financement : Fonds stratégique HES-SO. Projet interne

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L’expertise médicale de l’invalidité psychique dans le domaine de l’A.I. : enjeux institutionnels et tensions professionnelles (2006-2009)

Danièle Lanza, Anne Dupanloup, Cristina Ferreira, Haute école de santé - Genève

Financement : Fonds stratégique HES-SO. Projet interne

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Infirmières scolaires et familles précaires : pour une meilleure compréhension des liens entre conditions sociales et rapport à la santé/maladie (2005-2009)

Philippe Longchamp, Danièle Lanza, Haute école de santé - Genève
Véronique Tattini, Haute Ecole Valaisanne Santé-Social
Franz Schultheis, professeur, Département de sociologie, Université de Genève
Dr. Paul Bouvier, directeur du Service Santé Jeunesse, Genève
Marinette Clavijo, infirmière scolaire
Jacqueline Bursik, infirmière.chef du Service Santé Jeunesse, Genève

Partenaire: Service de Santé de la Jeunesse du Canton de Genève (M. Paul Bouvier)

Collaboration : département de sociologie de l’Université de Genève (Prof. Franz Schultheis).

Financement : DORE: 13DPD3-108296 et RéSaR (complément, novembre 05)

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Evénements stressants, soutien social et stratégies d’ajustement chez des mères primipares pendant la période post-partum (2006-2009)

Chantal Razurel, Graziella Jarabo, Haute école de santé - Genève
Nicole Andreoli, Infirmière coordinatrice, HUG

Financement : Fonds DORE/FNS 13DPD3-113603

Partenaire : Maternité de Genève

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Le « tour de lit » en soins intensifs : activité de
l’infirmière en situation dynamique (2006-2008)

Fabienne Terraneo, Laurence Seferdjeli, Danièle Lanza, Haute école de santé - Genève
Marc Diby, HUG

Financement : Fonds stratégique HES-SO

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Version des fœtus en présentation podalique par stimulation du point d’acupuncture 67V par moxibustion : un essai clinique randomisé (2006-2009)

Michelle Pichon, Haute école de santé - Genève, Marie Julia Bonnant, sage-femme, Maternité HUG
Eliane Perrin, Dr en sociologie, Professeure Haute école de santé - Genève

Partenaires et collaborations : Prof. Olivier Irion, Maternité, HUG ; Dr. Michel Boulvain, HUG et chargé de cours à la Faculté de médecine de l'Université de Genève ; Nicole Andreoli, infirmière coordinatrice, Maternité de Genève, HUG

Financement : Fonds DORE 13DPD3-113679

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Interventions infirmières en soins psychiatriques: le travail du milieu(2008-2009)

Françoise Cinter, Haute école de santé - Genève
Anne-Claude Allin, Haute Ecole La Source, Lausanne

Financement : divers fonds privés

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Etude réalisée dans deux maternités genevoises sur les représentations de la péridurale et le vécu des femmes lors d’un accouchement avec ou sans péridurale (2006-2009)

Michelle Pichon, Anne Dupanloup, Haute école de santé - Genève

Partenaires : Maternité de l’Hôpital Cantonal de Genève, Hôpital privé La Tour, Pr Irion, Mme N. Andreoli, Département de Gynécologie et d’Obstétrique, Hôpitaux Universitaires de Genève ; Dr Chardonnens, Mme O. Dandine, Hôpital de La Tour.

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Vivre dans son quartier : Qualité de vie et pouvoir
d’agir des personnes âgées en âge AVS (2006-2010)

Christine Maupetit, Haute école de santé, Genève, resp.
Sabine Voelin, Haute Ecole de Travail social, Genève

Partenaires : Université du 3ème âge, UAC de Champel

Financement : Fond stratégique HES-SO et fonds privés

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 Processus de régulation de la coopération entre infirmières et médecins dans des situations de travail hospitalier

Danièle Lanza, HEdS Genève
L. Seferdjeli, FPSE et HEdS Genève
Ph. Longchamp, HEdS Genève
R. Muller, HUG
F. Terraneo, HEdS Genève
M. Berthoud, HEdS Genève

Collaborations : Haute école de Santé, Genève ; Direction des Soins infirmiers, HUG ; Fac. Psychologie et des Sciences de l’Education, UniGE (Prof. J.-P. Bronckart)

Cette recherche a pour objet l’analyse des pratiques professionnelles entre infirmières et médecins en milieu hospitalier, il s’agit de comprendre quels sont et ou se trouvent les niveaux de décision et de responsabilité, et quels sont les nouveaux enjeux de la coopération entre ces professionnels.

Pour ce faire, les chercheurs ont adopté une posture interactionniste qui permet de mettre en évidence les comportements pratiques en cours d’action.
Plus précisément, ils ont eu recours au modèle de pragmatique psycho-sociale de Filliettaz, largement inspiré de Goffman, qui fournit un outil de description de l’action dans sa dimension processuelle.

La démarche s’est ainsi structurée en fonction de trois notions essentielles proposées par Filliettaz:

  • la notion de représentations praxéologiques qui vise les ressources typifiantes de l'agir.
    Plus simplement dit, il s'agit de tout ce que les acteurs ont intériorisé comme modes de faire usuels face à des situations qui se reproduisent dans leur activité.
  • la notion de cadre actionnel qui vise l'action émergente. En effet, les actions concrètes (dans notre cas professionnelles) ne sont pas le pur produit de schèmes mentaux ou de règles normatives, mais sont l’objet d’une régulation en contexte.
  • enfin, la notion de polyfocalisation des agents sur plusieurs actions, plusieurs finalités simultanées.
    Cela dessine des configurations complexes de leurs actions conjointes.
    Cette complexité est encore accrue du fait que qu'ils sont parfois "aspirés" hors du lieu matériel où ils agissent par quelque chose qui se passe ailleurs dans l’institution (autres régions) mais les implique et les oblige à gérer deux ou trois choses en même temps.

Nous avons effectué des observations des interactions entre infirmières et médecins dans deux services très différents des Hôpitaux Universitaires de Genève, une salle de réveil post-opératoire et une unité d’un service de médecine interne et de réadaptation. Les interactions verbales ont été enregistrées, transcrites et analysées selon les paramètres du cadre actionnel.

La notion de représentation praxéologique a été investiguée par des entretiens semi-directifs construits sur la base d’une première analyse du matériel d’observation; en effet, l’observation seule ne permet pas de mettre en évidence ces ressources pour agir complètement intériorisées par les acteurs, donc implicites et absentes de leurs échanges verbaux lors du travail.
Ces entretiens ont été menés avec les infirmières et les médecins observés.

Question de départ / hypothèses

Les résultats d’une première recherche dans la même perspective permettaient de constater que la spécialisation importante de la médecine contemporaine, et la démultiplication de ses différentes spécialités ont entraîné une différenciation accrue des services hospitaliers et par conséquent de tous les agents qui y travaillent. Ce processus implique une importante contextualisation par service des connaissances nécessaires, des nouvelles techniques, ainsi que des usages concrets que font infirmières et médecins de ces connaissances et de ces techniques face à des situations spécifiques.
Les chercheurs ont donc formulé l’hypothèse d’un double processus de distanciation : une « spécialisation des spécialités », d’une part, c’est-à-dire des variations importantes du contenu de l’activité professionnelle en fonction du secteur d’exercice; les logiques d’action des infirmières et des médecins, et par conséquent la nature de leur coopération répondraient plus aux contraintes des contextes spécifiques de soins qu’à des rôles figés et identiques dans tous les lieux de soins; un écart grandissant entre les définitions officielles de ces métiers et ce qui se passe sur le terrain, d’autre part.

Principaux résultats

De manière générale, nous avons pu mettre en évidence, à travers l'analyse des cadres actionnels, une coopération efficace entre infirmières et médecins malgré la mouvance et la rapidité des actions qu'ils ont à mener de manière conjointe et leur "polyfocalisation" constante sur plusieurs finalités.
Si l’on observe une forte convergence des représentations praxéologiques entre infirmières et médecins à l’intérieur de chaque lieu, elles divergent cependant fortement d’un lieu à l’autre. Ceci renforce l'hypothèse de "spécialisation des spécialités", mais demande bien sûr à être étayé par d'autres travaux qui porteraient sur de plus nombreux services et hôpitaux.

Mots-clefs

Pratiques professionnelles, infirmier, médecin, régulation, coopération, hôpital, polyfocalisation, représentations, praxéologique, statistiques, cadre actionnel.

Etude exploratoire qualitative sur les représentations de la contraception des professionnels de la santé : l’exemple des sages-femmes, des infirmières, des médecins gynécologues et des conseillères en Planning Familial (CIFERN, HUG) (2002-2003)

Eliane Perrin, Haute école de santé - Genève et Psychiatrie de Liaison, HUG
Francesco Bianchi-Demicheli. Dr, Département de Gynécologie et d'Obstétrique et Psychiatrie de Liaison, HUG
Anne Dupanloup, sociologue, Haute école de santé - Genève
Marianne Berthoud, chargée de recherche, Haute école de santé - Genève
Anne Gendre, enseignante sage-femme, Haute école de santé - Genève
Patricia Dumont,sociologue, Psychiatrie de Liaison, HUG
Regina Kulier, Dr, Département de Gynécologie et d'Obstétrique, HUG
Jocelyne Bonnet, infirmière sage-femme, spécialiste clinique en obstétrique, Direction des Soins infirmiers, HUG
Lorenza Bettoli, sage-femme et conseillère en planning, Planning Familial, HUG
Béatrice Cordonier, psychologue
Didier Chardonnens, Dr. med., PD, Département de Gynécologie et d'Obstétrique, HUG
Fabio Lorenzi-Cioldi, Prof. Dr en sociologie. Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education, Université de Genève.
Collaborations : HEdS Le Bon Secours, Direction des Soins infirmiers (HUG), Département de Gynécologie et d’Obstétrique (HUG), Planning Familial (CIFERN, HUG).
Recherche DORE-CTI-5793..FHS 01010.2)
Rapport final : juin 2003

Cette étude exploratoire qualitative porte sur 65 professionnels de la santé travaillant à la Maternité des Hôpitaux Universitaires de Genève: 20 médecins, 20 infirmières, 20 sages-femmes et 5 conseillères en planning familial. Ils ont accepté de répondre à une interview en profondeur d'une heure environ, anonyme et confidentielle, portant sur leurs représentations de la contraception en général, des différentes méthodes contraceptives et des utilisateurs.
Ces interviews ont été dactylographiées, codées et analysées à l'aide d'un logiciel d'analyse de contenu. L'étude s'est déroulée de février 2002 à juin 2003.

Il s’agit d’une étude exploratoire qualitative.
La méthode utilisée a été celle de l'interview en profondeur. Un guide d'entretien a été mis au point.
La question de départ était : "J'aimerais que vous me parliez de ce que vous pensez de la contraception en général et des différentes méthodes contraceptives ?" Les réponses à cette question constituent ce que nous avons appelé la partie "spontanée" de l’interview nous donnant accès aux représentations des interviewés.
Lorsque les personnes interviewées ne voyaient plus ce qu'elles pourraient encore nous dire, commençait la deuxième partie, que nous avons appelée partie "induite" de l'interview. Nous leur présentions une liste des principales méthodes contraceptives et nous leur demandions de nous parler de celles qu'ils n'avaient pas mentionnées. Enfin, s'ils n'en avaient pas parlé spontanément, nous leur demandions : "Pour vous-mêmes et pour vos proches, quelles sont les méthodes que vous considérez comme les meilleures ? Pour quelles raisons ?"

Question de départ / hypothèses

L’hypothèse centrale était que les professionnels de la santé amenés à conseiller les utilisateurs en matière de contraception ont des représentations mobilisant et leur savoir scientifique et leur savoir de sens commun, mises en œuvre quotidiennement dans leur pratique professionnelle.
Ces représentations portent sur la contraception en tant que telle ; les différentes méthodes contraceptives, leurs avantages et leurs inconvénients et les utilisateurs. Elles sont différentes selon les types de formation de ces professionnels, selon qu'ils sont médecins, infirmières, sages-femmes ou conseillères en planning familial.

Principaux résultats

Les principaux résultats montrent que la grande majorité des professionnels sont favorables à la contraception mais pour des raisons très différentes : tantôt celle-ci représente une libération des femmes, tantôt un moindre mal par rapport à des grossesses ou des enfants non désirés ou à l'avortement, tantôt une protection contre le Sida et les MST.

En quarante ans, d'un droit acquis dans la lutte, la contraception est devenue un devoir social. Elle engendre aussi quantité de problèmes et de questions.

Les différentes méthodes contraceptives ne sont pas encore assez fiables pratiquement et nécessitent que les couples et les individus planifient leur désir d'enfant. Elles sont contraignantes et ont des effets secondaires indésirables.

Parmi les différentes méthodes, la pilule, le préservatif masculin, le stérilet et l'implant sont au centre des représentations des interviewés. Les jeunes et les adolescent(e)s constituent la catégorie d’utilisateurs qui occupe et préoccupe le plus les professionnels.

Enfin, dans leurs représentations, la grande majorité d’entre eux se réfère à leur expérience personnelle et à leurs connaissances scientifiques. Malgré une volonté de neutralité dans le conseil contraceptif, les professionnels ont des représentations collectives ciblées des différentes méthodes et des utilisateurs auxquels ils s’adressent.

Mots-clefs

CIFERN, gynécologie, obstétrique, représentations de la contraception, professionnels, sages-femmes, infirmières, gynécologues, planning familial.

Attitudes des patients à l'égard de la douleur aiguë
et de la PCA

Anne Dupanloup, PhD, Haute école de santé - Genève
Dr Elisabeth Van Gessel, PD, Service d'Anesthésiologie, HUG
Eliane Perrin, PhD, Haute école de santé - Genève et Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Patricia Dumont Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Béatrice Cordonier, Haute école de santé - Genève
Isabelle Dirlewanger
Christine Biron, RU anesthésie, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Guylaine Lozano-Chevallier, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Annick Vinsonneau, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Partenaires : Hôpitaux Universitaires de Genève, Christine Biron, Guylaine Lozano-Chevallier, Annick Vinsonneau; Prof. Philippe Morel, Dr Denise Vettorel-Bidaut, Service de chirurgie viscérale; Prof. Pierre Hoffmeyer, Dr Christophe Sadowsky.
Rapport final : novembre 2004

Le but principal de cette étude était de comprendre la trajectoire des patients hospitalisés en pour une intervention chirurgicale digestive ou orthopédique et plus précisément l'attitude des patients à l'égard de la douleur aiguë et d'un des moyens dont nous disposons pour la combattre : l'analgésie contrôlée par le patient, aussi appelée PCA.
La PCA est une pompe préprogrammée contenant un analgésique X en administration intraveineuse, péridurale ou périneurale qui est posée, avec l'accord préalable du patient, lors de l'intervention chirurgicale. Ainsi, dès son réveil, le patient peut s'auto administrer une ou plusieurs doses d'antalgiques en pressant sur un bouton.
Deux études ont été menées ; la première était basée sur 21 interviews de patients (11 en chirurgie orthopédique, 10 en chirurgie digestive) pour comprendre la place de la douleur et l'importance à leurs yeux de la PCA avant l'intervention chirurgicale, deux jours et cinq jours après ; la deuxième était une étude quantitative, basée sur les données de 176 dossiers de patients, 60 en chirurgie orthopédique, 116 en chirurgie digestive afin de comparer les pratiques effectives des 2 services concernant la PCA.

Question de départ / hypothèses

Cette étude est née de la volonté de comprendre ce qui se passait pour les patients qui changeaient d'attitude vis-à-vis de la PCA : qui en souhaitait une avant l'intervention chirurgicale et ne l'utilisaient pas après, ou qui ne la souhaitaient pas avant et le demandaient après.

Principaux résultats

L'étude des 176 dossiers de patients a montré qu'un seul patient avait refusé la pose d'une PCA lors de l'entretien de pré hospitalisation.

Sur 21 patients interviewés, 2 patients ayant accepté la PCA ne l'ont finalement pas utilisée arguant que la douleur était supportable. Contrairement à nos questions de départ, ces résultats montrent que les patients ne changent que très rarement d'avis.

En revanche, cette étude a montré que des changements existaient, mais du côté des décisions médicales, surtout en chirurgie digestive. En chirurgie digestive, sur 85 patients opérés, 35 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (41%). Or 20 patients se sont réveillés sans PCA (57%). En chirurgie orthopédique, les changements de décisions étaient beaucoup plus rares. En effet, sur 50 patients opérés, 30 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (60%). Seuls 4 se sont réveillés sans PCA (13%). Ces différences d'attitudes et de pratiques médicales vis-à-vis de la PCA ont été et sont encore discutées au sein de ces départements.

Mots-clefs

Douleur, souffrance (chronique, aiguë), évaluation, analgésique, patient, PCA, ACP, opération, chirurgie digestive, chirurgie orthopédique, itinéraire thérapeutique.

 
Point de vue des différents acteurs (patients,
entourage, soignants et travailleurs sociaux) lors de
la décision de retour à domicile de patients âgés hospitalisés nécessitant des soins à domicile

Institutions
Unité de recherche et d’évaluation, école de soins infirmiers et de sages-femmes Le Bon Secours; Médecine interne et réhabilitation, (CMIR), Hôpitaux Universitaires de Genève; Fédération des services d’aide et soins a domicile (FSASD), Dép. Aide et soins CASS, Genève; Institut d’Etudes sociales, Genève

Chercheurs, chercheuses
E. Perrin, D. Lanza, L. Séchaud (Bon Secours) ; Dr. A.-F. Allaz, Dr. Ch. Lüthy (HUG) ; J.-D. Henchoz (FSASD), S. Voelin (IES).

Domaines de recherche
Politique sociale, politique de la santé

Disciplines concernées
Travail social, médecine, soins infirmiers, sociologie, psychologie, sciences sociales

Description de la recherche et Objectifs

Question de recherche:

Quels sont les points de vue des différents acteurs lors de la décision de retour à domicile de patients âgés nécessitant des soins avant la sortie de l'hôpital et quinze jours après un retour à domicile?
Sont-ils d'accord? Si non, pourquoi?
L’hypothèse centrale est que l’accord de tous les acteurs est nécessaire au succès d’une sortie de l’hôpital vers le domicile.

Objectifs:

Pour les patients, leur entourage, les soignants et les travailleurs sociaux: améliorer la préparation à la sortie de l’hôpital vers les soins à domicile ; améliorer la prise en charge à domicile; renforcer les identités professionnelles des différents acteurs pour une collaboration plus efficace. Pour les écoles de la future HES Santé-Social: initier ou modifier les enseignements destinés aux infirmières (Le Bon Secours) et aux assistants sociaux (IES) relatifs à la préparation des patients à la sortie de l’hôpital et les interventions concernant les soins à domicile; améliorer les relations entre lieux d’enseignement et lieux de stages par une préparation à la pratique ad hoc

Description de la méthode

Méthode, acteurs et population interviewée: Interviews par questionnaire (questions ouvertes et fermées) comprenant une partie identique pour tous les acteurs.

Acteurs intervenant à l’hôpital, ainsi que le patient et son entourage: interviewés immédiatement après la prise décision de sortie d’un patient nécessitant des soins à domicile.
15 jours plus tard, interview de tous les acteurs intervenant à domicile. Patient et entourage interviewés deux fois (à l’hôpital et à domicile).
Codification et saisie informatique des données (SPSS, version 8).
Utilisation du test de concordance Kappa.

Acteurs: patient et entourage, défini comme la ou les personnes proches s’occupant réellement de lui quotidiennement; médecins, infirmières, aides-soignantes, physio et ergothérapeutes, travailleurs sociaux de l’hôpital; médecin traitant en ville, infirmières, aides et travailleurs sociaux (à domicile).

Population interviewée : 20 patients de 65 ans et plus sortant du CMIR et nécessitant des soins à domicile.

Exclus : patients de moins de 65 ans, patients ne nécessitant plus de soins (convalescents), patients transférés en EMS ou autres établissements de ce type; patients incapables de répondre à une interview (ne parlant pas le français, aphasiques, sévèrement désorientés) ou domiciliés hors de Genève.

Pour chaque patient interviewé: entourage, soit 1-2 pers.; équipe soignante du CMIR et assistant social chargé du retour à domicile, soit 5-6 pers.; équipe de soins à domicile; médecin traitant et assistante sociale, soit 4 pers.; au total 14-16 personnes pour 1 patient, soit au total 340 interviews.

Financement

Par les partenaires : Le Bon Secours, le CMIR (HUG), la FSASD, l’IES.

Par le Fonds DO-RE visant la création de compétences en recherche appliquée dans les HES cantonales mis sur pied conjointement par le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique (FNS) et la CTI

Début et fin du projet
Octobre 2001 – octobre 2002 rapport final
Prix Clinique de la Colline 2003

Personne de contact
Eliane Perrin, Le Bon Secours
Consultation du rapport final en téléchargement ou au secrétariat de l'Unité

Plus d'info

Mesures prospectives des facteurs de croissance et
du bilan énergétique de l’enfant agressé sous
ventilation mécanique (2004)

Jocelyne Depeyre, Haute école de santé de Genève
Partenaires de terrain : responsable Dr Jacques Cotting, Unité de soins intensifs de pédiatrie, CHUV, Lausanne ; Marie-Odile Ranson, nutrition clinique, CHUV, Lausanne.
Financement : DORE 101167, Unité de soins intensifs de pédiatrie & unité de nutrition clinique, CHUV, Lausanne.

L’enfant sévèrement malade présente des réponses spécifiques à l’agression, différentes de celles de l'adulte, comme nous l'avons montré au cours de notre précédente étude (DORE, FNS 01004.1/CTI 5460.1).

L’agression correspond à une situation pathologique aiguë d’origine traumatique, septique ou d’autre nature entraînant une réponse métabolique caractérisée, chez l’adulte, par un hypermétabolisme c’est à dire par l’augmentation du métabolisme de base (dépense énergétique minimale pour le fonctionnement de l’organisme) et par un catabolisme azoté (perte accrue de protéine par l’organisme) qui se traduit par un bilan azoté négatif.

Etonnamment, chez l’enfant agressé, l'augmentation du métabolisme de base n’a pas été constatée et le bilan azoté est moins négatif que chez l’adulte. Des publications récentes font état de résultats similaires. Cette réponse adaptative influence directement les besoins nutritionnels de l’enfant.

Au cours de l’agression métabolique, la dépense énergétique a été corrélée, chez l’adulte, à la concentration plasmatique de marqueurs de l’inflammation (cytokines, protéine C-réactive).

Chez l’enfant, la dépense énergétique dépend des concentrations plasmatiques des facteurs de croissance.
La première hypothèse formulée concerne les concentrations plasmatiques des marqueurs de l’inflammation qui augmenteraient moins au cours de l’agression métabolique ou pendant une période moins longue.
La seconde hypothèse est que les concentrations plasmatiques des facteurs de croissance sont plus basses. Cette dernière hypothèse est directement en lien avec l’observation clinique qui montre un arrêt de la croissance staturale de l’enfant hospitalisé longtemps en unité de soins intensifs.

Cette étude, acceptée par la commission d’éthique de la recherche clinique de la faculté de médecine de Lausanne en mai 2003 avait pour but d’étudier l’évolution des concentrations plasmatiques des marqueurs de l’inflammation (IL-6, TNF-alpha et d’IL-1, CRP, fibrinogène) et des facteurs de croissance (hormones) au cours de l’agression chez l’enfant sous ventilation mécanique, sédation et analgésie.

Question de départ/hypothèses

Partant des récentes études menées par l’unité de soins intensifs de pédiatrie du CHUV qui ont montré que la dépense énergétique de l’enfant agressé est plus basse que ce qui était empiriquement admis, il serait dès lors possible d’envisager le calcul de la dépense énergétique par les équations de prédiction comme une alternative à la mesure de la dépense énergétique par calorimétrie indirecte, qui demande des connaissances spécifiques.

Quels sont les résultats de la dépense énergétique des enfants agressés en partant des équations de prédiction recensées dans la littérature par rapport au calcul par calorimétrie indirecte ?

Principaux résultats

Le collectif étudié comprenait 7 enfants : âge moyen (années) 2.5+-2.0, poids moyen (kg) 10.6+-4.7, taille (cm) 81.3+-16.1, PRISM score 9.0+-7.5, hospitalisés pour les raisons suivantes : chirurgie élective (6), urgence de chirurgie (1). 55 mesures de dépense énergétique par calorimétrie indirecte ont été effectuées ainsi que 60 dosages d’azote urinaires permettant de calculer les bilans azotés.

Les concentrations plasmatiques de cytokine IL-6 sont maximales les 2-3 premiers jours et diminuent ensuite, celles de CRP présentent la même cinétique sauf en cas de remontée secondaire due à des complications. Le fibrinogène présente une cinétique inverse avec une augmentation plus tardive. Les concentrations plasmatiques de TNF-alpha et d’IL-1 sont indétectables dans tous les échantillons dosés.

Les valeurs de dépense énergétique sont stables et équivalentes à la dépense énergétique de repos de l’enfant du même âge en santé. Le bilan azoté est faiblement négatif.

En conclusion, contrairement à ce qui a été démontré chez l’adulte, il n’y a pas de corrélation entre les marqueurs de l’inflammation, IL-6, IL-1, TNF-alpha, CRP et fibrinogène et la dépense énergétique ou le bilan azoté, ce qui représente une réponse spécifique de l’enfant agressé, sous ventilation mécanique analgésie et sédation. Les facteurs de croissance seront dosés par la suite.

Mots-clefs

Dépense énergétique, bilan énergétique, bilan azoté, 3-méthylhistidine, ventilation mécanique, calorimétrie indirecte, IL-6, TNF-alpha, IL-1, fibrinogène, CRP, nourrisson, soins intensifs pédiatriques.